mardi 31 mars 2015

La récap'POP de mars (partie 2)



Pour la troisième fois ce mois-ci, la Récap’POP est de retour sur le blog ! Comme à chaque fois, faisons le point sur l’actualité musicale de la quinzaine écoulée. Au programme la déjantée Charli XCX, le duo Karmin, la controversée Natalia Kills et le ténébreux Brandon Flowers. 



Charli XCX dénonce les travers du Net dans « Famous » 

Depuis quelques mois, la carrière de la jeune Charli XCX est en plein boom. Portée par le succès de son duo avec Iggy Azaela puis par l’engouement de « Boom Clap », l’adolescente rebelle a sorti son troisième album « Sucker » dont ont déjà été extraits plusieurs titres à l’instar de « Doing it » et « Break The Rules ». 

Pour continuer la promotion de cet opus, l’artiste a choisi le  POP et énergique « Famous ». Dans la lignée de ses précédentes productions, « Famous » dénonce à travers son clip les dessous du web et de la célébrité facile. 

Véritable acharnée de travail Charli est également présente sur « HOME » la bande originale du film d’animation du même nom, sur lequel elle défend le titre « Red Balloon ». Frais et entraînant, le morceau à des allures de tube ! 




Le duo Karmin repart à l’assaut des charts avec « Along the Road » 

Il est loin le temps ou les covers du duo Karmin faisaient l’unanimité sur le web. Séparés de leur maison de disque « EPIC Record » depuis le flop de leur second opus « Pusle » et désormais indépendants, Amy et Nick, qui ont déjà dévoilé, il y a quelques mois, sans grand succès, les titres « Sugar » et « Yesterday » tentent de prouver que leur dernière heure n’a pas sonné. 

Pour ce faire, oublié les instrus POP et dynamiques. Pour leur nouveau single, les deux acolytes tentent avec audace d’emmener l’auditeur dans un univers folk et acoustique. 

Annonciateur d’un troisième album « Leo Rising » à paraitre fin 2015, « Along The Road » aura donc lourde tâche de réconcilier Karmin avec les charts. 



Natalia Kills dans la tourmente 

Connue du grand public pour ses featuring avec LMFAO et Will.I.Am, la chanteuse anglaise Natalia Kills traverse actuellement un bad buzz dont elle se serait bien passée. 

Choisie ; il y a quelques mois en compagnie de son mari Willy Moon pour être l’une des jurées de la seconde saison de X-Factor en Nouvelle-Zélande, l’artiste a défrayé la chronique en bousculant verbalement un candidat. Si l’échange bien qu’un peu vif aurait pu passé totalement inaperçu, les réseaux sociaux en ont décidé autrement. 

En effet, suite à la diffusion de l’émission, une avalanche de tweet et de pétitions ont circulé sur le Net forçant la production à congédier la chanteuse et son époux. 

Conspuée de toutes parts, la chanteuse s’est défendue en dénonçant les travers de la télévision tout en s’excusant auprès du candidat malmené. 

Discrète, depuis l’évènement, la chanteuse toujours signée chez Interscope malgré de nombreuses rumeurs de renvoi travail actuellement sur son troisième album. 



Brandon Flowers de retour en solo 

Depuis la sortie de son album best-off a l’automne 2013, le groupe « The Killers » fait une pause. C’est le moment qu’a choisi Brandon Flowers, le leader de la formation pour sortir son 2e album solo. 

Un retour solo, logique et compréhensible lorsqu’on sait que son premier opus « Flamingo » avait atteint la première place des charts outre-Manche et que le titre « Crossfire » avait trusté les playlist radios durant de longues semaines. 

Pour lancer les hostilités avant la sortie du second album « The Desire Effect » le mai prochain, le chanteur propose le titre « Can’t Deny My Love ». 

Dangereusement efficace, le morceau porté par des chœurs entêtants et un son rock façon 80’s suit la lignée de son premier album. Même constat pour le clip, qui reprend les codes rétro qui faisaient le charme de « Crossfire ». À écouter et à regarder sans modération ! 


dimanche 29 mars 2015

Charleroi Danse(s) encore et encore ...



En janvier dernier, je vous faisais découvrir l’histoire de la gare de Charleroi. Aujourd’hui, je suis de retour en compagnie de Jessie de FDS pour vous faire un découvrir un autre endroit caché au cœur du Pays Noir. Cet endroit, j’ai déjà eu le plaisir de l’évoquer au travers des mes précédents posts culturels. Certains l’ont peut-être deviné, aujourd’hui place à Charleroi Danses

Construits en 1920, les bâtiments de Charleroi Danses abritaient à l’époque un manège, des espaces privés de la gendarmerie et une ancienne menuiserie. Mais l’histoire de ce haut lieu de la culture carolo ne démarre pas en ces murs. Effectivement, à l’origine c’est au Palais des Beaux Arts de Charleroi qu’étaient investies les équipes de Charleroi Danses autrefois appelé Ballet Royal de Wallonie

Par manque de place et par souci de chevauchement au niveau de la programmation, la troupe de Charleroi Danses alors dirigée par Frédéric Flamand, se met en 1997 en quête de son propre foyer. Si par le passé, la petite armée avait déjà occupé pour ses répétitions et spectacles, de nombreux lieux (Piscine Solvay, Musée de l’Industrie, ancienne Piscine de la Broucheterre…) il lui devenait essentiel face à sa réputation grandissante de s’installer durablement dans une demeure qui lui permettrait de s’étendre d’avantage et d’assouvir sa passion créatrice.
 
C’est donc en 1997 et grâce au soutien de l’échevin de la culture Christian Renard que l’ancien Ballet Royal de Wallonie deviendra propriétaire de l’adresse qu’on lui connaît aujourd’hui. Derrière ses barrières, Charleroi Danses est un véritable village artistique qui depuis 18 ans ne cesse de s’agrandir. Ainsi, aux côtés des bureaux, de la grande salle de spectacle pouvant contenir 400 spectateurs ou encore du bar conservé dans un style néo-classique, de nombreux bâtiments se dressent et renferment des secrets jusqu’alors bien gardés. 

En effet, bien que méconnu de la plupart des carolos, le centre chorégraphique Charleroi Danses jouit au-delà de nos frontières, d’une réputation qui n’est plus à faire. C’est cette réputation et l’ambition assumée de ses dirigeants qui ont permis à ce lieu culturel d’accroître son envergure. 

Nouvelles salles de répétitions, loges pour les artistes en résidences ou encore bar coloré et terrasse: Charleroi Danses s’étend, Charleroi Danses s’éveille, Charleroi Danses émerveille. 


Grâce à ses agrandissements et ses futures programmations, la structure gérée par Vincent Thirion tend à s’inscrire efficacement dans le nouveau paysage carolo. Un paysage jonché de promesses ambitieuses, pour ville qui petit à petit aspire se reconstruire et offrir à ses habitants, de meilleurs lendemains. 














samedi 28 mars 2015

Years & Years: l'insolence entrâinante à l'anglaise



Depuis la création de ce blog, nombreux sont les coups de cœur musicaux que j’ai eu le plaisir de vous faire partager. S’il y a quelques semaines, je vous faisais découvrir l’électropop torturée de la formation israélienne « T¥P », place désormais à un groupe de Londoniens à l’avenir plus que prometteurs « Years & Years ». 




Fondé en 2010, « Years & Years » est la rencontre entre 5 jeunes artistes : Olly Alexander, Michael Goldsworthy Noel Leeman, Olivier Subria et Emre Turkman et comme beaucoup avant eux, cette petite bande de minets musiciens c’est fait remarquer sur le net. 

En 2012, le Quintet sort sans grand son premier titre «  I Wish I Knew » sur le label anglais Good Bait. Passé inaperçu, le morceau permettra tout de même, au groupe de se faire repérer par les studios parisiens de la Maison Kitsuné. Hélas, c’est à ce moment que Leeman et Subria décident de quitter le navire. 

Un an plus tard, on retrouve donc le trio fraichement signé chez Kitsuné Records, avec l’orgasmique « Traps ». Vaguant de festival en festival, le groupe commence à se faire à nom et sort de la foulée deux EP. 

Fort d’une réputation grandissante, la petite bande signe en 2014 avec la major Polydor et propose durant l’été de la même année l’agréable « Take Shelter ». Mêlant house, électro et reggae le morceau porté par la voix planante du jeune Olly Alexander (vu dans la série Skins) se hisse à la première place des charts électro anglais. 



Trois EP plus tard, et après avoir décroché son premier numéro 1 grâce au single « King » vendu à près de 150.000 exemplaires en Angleterre et classé dans toute l’Europe, « Years & Years » confirme son envolée fulgurante en décrochant devant James Bay, le très convoité BBC Sound of 2015. 

Face à cette consécration, Alexander, Turkman & Goldsworthy proposeront le 22 juin prochain leur premier album studio « Communion ». Déjà soutenu en radio par l’inédit « Workship » le disque s’inscrira dans lignée des précédentes productions du groupe et contiendra bien évidemment les titres qui ont porté nos trois protagonistes jusqu’au sommet des charts. 



Insolent, doué et monstrueusement prometteur, le trio britannique fortement inspiré par la pop expérimentale de Radiohead risque bien de squatter vos écouteurs dans les mois à venir, et ce, pour le plus grand bonheur de vos oreilles !

jeudi 26 mars 2015

Culture: le 24e Festimages se "Parc" à Charleroi



Hier, 26 mars 2015, la 24e édition du Festimages débutait au cinéma Le Parc de Charleroi. Réputé pour sa programmation soignée et pointue, ce cinéma dont je vous parlais déjà il y a quelques mois lors de mon article consacré au film « Hannah Arendt » ouvrait donc ses portes pour une soirée d’inauguration réussie et audacieuse. 

Organisée par des professeurs et étudiants de la Haute École Condorcet section communication, cette 24e soirée d'ouverture mettait à l’honneur, le talent des (ex) étudiants et professeurs de l’option multimédia qui fête cette année son 10e anniversaire. 

Au programme trois courts-métrages aux univers hétérogènes. Si le premier, « Songe d’une nuit d’été » de Franscico Luzemo m’a relativement plu de par son sujet principal (les violences faites aux femmes) trait avec une efficacité poignante, le troisième « Présent Simple » du photographe Rino Noviello m’a hélas laissé insensible et ce malgré un flot d’images donnant envie de soleil et d’évasion. 

Vous l’aurez compris c’est le second film (Edgar et la Douze Demoiselle) de cette soirée qui a retenu mon attention, l’occasion pour moi de vous en écrire quelques lignes. 




Sept jours de tournage, 1000 €, quelques laborieuses semaines de montages et de postproduction ainsi qu’une bonne dose de persévérance c’est ce qu’il aura fallu à Fréderic Legrand jeune étudiant carolo de 22 ans pour réaliser ce premier court-métrage. 

Fraiche et mélancolique, cette fable romantique directement inspirée par l’univers de Tim Burton et l’expressionnisme allemand flirte entre utopie et réalité tout en dénonçant les travers d’un monde où la différence reste encore pointée du doigt. 

Narrée par l’humoriste belge François Pirette, accentuée par des images de synthèses délicatement soignées et un jeu d’acteur subtil et captivant, l’histoire longue d’une dizaine de minutes se laisse dévorer sans faim et offre au cinéma belge la première création d’un génie à en devenir.




Le Festimages continue jeudi et vendredi la programmation est à retrouver sur le site internet officiel