samedi 31 octobre 2015

#Critique : J’ai vu pour vous « The Lobster »

Un peu plus de 6 mois après avoir remporté le Prix du Jury au Festival de Cannes 2015, « The Lobster » sort enfin sur grand écran. Découvrez dès maintenant sur The Melting POP, la critique de ce film réalisé par Yórgos Lànthimos et porté par Colin Farell.



« The Lobster » - traduisez le homard en français – propose de se plonger dans un monde ou être en couple est devenu une obligation. Pour vivre heureux et libre dans la société, chaque citoyen doit avoir trouvé son double. Les célibataires sont envoyés dans un hôtel saturé de règles strictes sous l’œil d’un personnel intransigeant et ont 45 jours pour retrouver l’amour sous peine d’être transformés en animal. C’est dans ce contexte que le film suit le quotidien de David (Colin Farell), un célibataire endurci fraîchement admis à l’hôtel pour se remettre sur le marché. Malgré de nombreux efforts pour rencontrer celle qui partagera sa vie David va vite se rebeller et rejoindre un groupe d’anarchistes pour qui la vie en couple est un blasphème « Les solitaires ».

Entre humour noir et satire du monde moderne, « The Lobster » bouscule avec audace les codes de la dramédie romantique. Ici, personne ne tombera amoureux dans un aéroport, personne ne succombera au charme de celui ou celle qui de prime abord semblait être son opposé. Au contraire, structuré par une narration maussade et porté par un casting aux antipodes du glamour « The Lobster » est l’antithèse d’un film romantique. Dans ce long métrage, l’émotion est ailleurs, camouflée entre pamphlet et contemplation.

Sans être un chef-d'œuvre, le film qui tire parfois en longueur, jouit néanmoins d’une attaque forte et pertinente qui remet le spectateur en question. Si société contemporaine tend encore et toujours à considérer le célibat comme une anomalie. En effet, chaque célibataire à déjà entendu les traditionnels « Pourquoi n’es-tu pas en couple ? » « Alors les amours ? » ou encore « Pourquoi ne t’inscris-tu pas sur un site de rencontre ? »

Autre point fort de « The Lobster » son casting. Ici, Colin Farell a abandonné ses rôles dans les blockbusters et son corps athlétique (il a pris 20 kilos pour le rôle) pour jouer un loser, et le pari s’avère réussi. Troublant, maladroit, l’acteur séduit grâce à son jeu méticuleux et vulnérable sans jamais tomber dans la mièvrerie. Côté casting on notera aussi, les performances particulièrement réussies de Rachel Weisz et de la Française Léa Seydoux.


En résumé, « The Lobster » est un film complexe, parfois un peu trop contemplatif et pince-sans-rire. Cependant, son approche piquante et futuriste de la vie de couple lui augure une singularité remarquablement maitrisée.  

vendredi 30 octobre 2015

Fashion #26 : Halloween 2015

Véritable événement aux États-Unis, Halloween est un peu moins populaire en Europe et pourtant chaque année des milliers d’Européens défile dans les rues le 31 octobre, grimés en monstres, sorcières et autres zombies. Comme chaque année, ma colocataire Jessie de #FDS et moi-même n’avons pas échappé à la règle puisque nous avons enfilé nos déguisements pour célébrer dignement Halloween. Entre grimage, accessoires et faux sang, nous nous sommes déguisés le temps d’une soirée en étudiants zombifiés. A cette occasion, je vous propose aujourd’hui, le 26e post #Look du blog. Un brin sanglant et ampli de second degré ! 









What I Wore: 

Accessories: Thrift Shop + Primark // T-Shirt : HomeMade // Jeans : Bonobo (+ home made) // Shoes : Vans // Make- UP Abracadabra 

What She Wore: 

Accessories: Claire's, Thrift Shop // Dress: H&M // Teddy: Bershka + Make-UP Abracadabra 



mardi 27 octobre 2015

Laissez-vous séduire par la Foire de Liège

Odeur de sucre chaud, ambiance bonne enfant, cris de joie, pas de doute, c’est bien la foire d’octobre qui bat son plein à Liège depuis le 3 octobre dernier. Située en plein cœur du Parc d’Avroy, la plus vieille foire de Belgique (elle fut créée en 1594) charme depuis quelques semaines petits et grands.



Véritable événement culturel et social, la Foire de Liège rassemble chaque année 1,5 millions de visiteurs. Il faut dire qu’avec une moyenne de 175 exposants, il y en a pour tous les goûts. La grande roue pour les amoureux de romantisme et de paysage hors du commun, des attractions à sensations fortes pour les courageux en manque d’adrénaline, des peluches, des jouets et des manèges pour les plus petits, qu’importe l’âge, le principal est de passer un bon moment, entre amis ou en famille.

D’ailleurs, pour agrémenter ce bon moment, quoi de mieux que de ravir ses papilles gustatives ? Du traditionnel lacquemant, en passant par une multitude de plaisirs sucrés et salés, la Foire de Liège ne laissera pas les gourmands en reste. Le meilleur dans tout ça, c’est qu’avec près de deux kilomètres d’exposants, il n’y aucune raison de s’en faire pour sa ligne.

En bonus cette année, la plus célèbre foire de Belgique reçoit, « The Tower » une tour de 90 mètres qui propose aux plus téméraires une plongée dans le vide à plus de 140 km/h. Venue tout droit des Pays-Bas cette attraction hors du commun en a d’ores et déjà fait frémir plus d’un !


Si vous ne vous êtes toujours pas laissé séduire The Melting POP vous offre aujourd’hui, quelques clichés inédits de cet événement qui prendra fin le 11 novembre prochain. 











Redécouvrez également sur le blog - La Foire de Charleroi 

dimanche 25 octobre 2015

La récap'POP d'octobre (partie 2)

Vous êtes désormais habitué, tous les quinze jours, la Récap’POP prend possession du blog. Aujourd’hui on se retrouve pour la 2e Récap’ d’octobre. Au programme, un post 100% féminin avec Gwen Stefani, MØ, mais aussi le retour de celle dont tout le monde parle Adèle.



Gwen Stefani repart à zéro avec « Used to Love You »

Vous aviez aimé « Baby Don’t Lie » et « Spark the Fire » les deux derniers singles de Gwen Stefani ? Oui ? Non ? Et bien quelque soit votre réponse sachez que ces deux titres ne figureront pas sur le prochain album de la chanteuse attendu depuis plusieurs mois. En effet, face à leur non-succès, la leader du groupe No Doubt a préféré revoir sa copie en jetant par la même occasion toutes les autres pistes préalablement enregistrées. Il faudra donc s’armer de patience pour écouter le successeur de « The Sweet Escape » paru en 2006, mais rassurez-vous l’artiste a pensé à tout puisqu’elle a récemment sorti « Used to Love You » une ballade POP mélancolique. Sur ce nouveau titre, qu’elle annonce comme étant le premier extrait officiel de son prochain album, Gwen Stefani fait référence à sa rupture et son divorce avec Gavin Rossdale. Un titre honnête et émouvant, dans la lignée de ses précédentes productions à l’instar de « Cool » ou encore « 4 In the Morning » on en redemande.



MØ joue les « Kamikaze » à la veille de son 2e album

Mondialement reconnue depuis le succès planétaire de « Leon On », la Danoise , planche actuellement sur le successeur de « No Mythologies to Follow » son premier album paru en 2014 et porté par les singles « XXX 88 » ou encore « Don’t Wanna Dance ».

Pour ce nouveau projet, la chanteuse a travaillé avec son acolyte favori Diplo. Les deux amis ont d’ailleurs récemment envoyé aux radios « Kamikaze » premier fruit de leur future création. Sur ce titre aux accents exotiques, MØ reprend les ingrédients qui ont fait le succès de « Leon On » : un refrain accrocheur et une mélodie aux couleurs Bollywoodiennes. Qui plus est, l’artiste prend soin de garder l’essence singulière et moderne qui faisait rayonner de qualité son premier album. Retour réussi !





Adèle effectue « enfin » son retour tant attendu


En 2011, Adèle mettait le monde à ses pieds avec son deuxième album « 21 ». Aidée par une voix puissante, unique et par des textes forts et mélancoliques, la chanteuse écoulait en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire plus de 28 millions d’albums. Suite à cette consécration, l’artiste décrochait un lot considérable de récompenses (Billboard Music Award, American Music Award, Golden Globes, … ) et se payait même le luxe d’interpréter la bande originale de James Bond (Skyfall). Pourtant après avoir fait des émules, après avoir converti une grande partie des mélomanes à son univers l’interprète de « Rolling In the Deep » avait préféré se retirer pour mieux créer. Aux quatre coins du monde, le public était donc aux aguets, attendant impatiemment le retour de celle qui au travers de ses titres, avait raconté leur histoire, panser leurs blessures sentimentales à coups de « Break-up song ». Tandis que les médias se plaisaient ponctuellement d’annoncer le come-back de l’artiste. En bonne reine, du marketing Adèle semblait d’ailleurs se jouer de ces médias, en laissant planer un mystère lourd et profond sur la suite de sa carrière. Et puis, le 19 octobre dernier, au cours d’une coupure publicitaire, l’artiste dévoilait en avant-première 30 secondes d’un titre inédit intitulé « Hello ». Quelques jours plus tard, le titre faisait son apparition sur les plateformes de téléchargements et un clip réalisé par le réalisateur canadien Xavier Dolan était même dévoilé. Depuis tout le monde ou presque a donné son avis sur le titre, tout le monde a relayé l’information, tout le monde a entendu parler de ce retour. Un retour ô combien majestueux qui a permis à l’artiste d’atteindre le sommet des charts tout en cumulant en 48h un total de 40 millions de vues sur la vidéo de son nouveau titre. Auparavant acclamé pour son talent qui ne fait l’ombre d’un doute, l’artiste pourra désormais se vanter d’avoir orchestré dans l’ombre et en silence l’un des come-back les plus réussis du 21e siècle. D’ailleurs on prend les paris que la machine Adèle fonctionnera à plein régime le 20 novembre pour la sortie du son 3e album « 25 ». 


samedi 24 octobre 2015

#Exposition: Rétrospective Marc Atkins à l'Université de Liège

Souvenez-vous, il y a un peu plus d’un an maintenant, je vous présentais au détour de l’un de mes articles Sid une artiste plasticienne parisienne. Aujourd’hui dans un univers tout aussi tourmenté, je décide de vous parler du travail de Marc Atkins qui expose actuellement à l’Université de Liège.



Né en Angleterre en 1962, Marc Atkins est un artiste multidisciplinaire. En effet, photographe, cinéaste et écrivain, cet ancien étudiant en art plastique s’adonne aussi et non sans talent au dessin et à la sculpture. Il faut dire qu’au cours de son parcours académique jalonné de succès (il est diplômé du collège des arts de Stanford et de l’Académie Jan Van Eyck) et qu’au gré de ses nombreux voyages (Italie, Pays-Bas, Canada, Pologne, France…), l’artiste n’a cessé d’affranchir ses connaissances tout en sustentant son univers. Un univers singulier qui lui a permis de faire ses preuves et qui lui a concédé une crédibilité rare et vigoureuse. Il suffit de s’intéresser à ses collaborations pour se rendre compte de l’estime artistique dont jouit Atkins. Du réalisateur David Lynch à qui l’on doit l’excellente série « Twin Peaks » qui renaîtra bientôt de ses cendres pour Netflix, à l’écrivain Lain Sinclair, en passant par la prestigieuse Université des Arts de Londres dans laquelle ont notamment étudié Alexander McQueen et Stella McCartney, Atkins est partout et n’a pas à rougir de son parcours.

Ce parcours est justement le fil conducteur de l’exposition rétrospective qui se tient à la Galerie Wittert de l’Université de Liège depuis le 2 octobre dernier. Au travers de photographies, de dessins,  de textes, mais aussi de sculptures et de vidéos l’exposition vous propose de vous plonger et voyager au plus près des œuvres de l’artiste. Des œuvres qui témoignent une atmosphère sombre et desquelles se dégage tantôt une certaine violence tantôt une forme de fragilité. L’hétérogénéité des créations permet de se rendre compte de la subtilité de leur créateur qui semble tant sur ses photographies que ses dessins avoir calculé le moindre détail. Cependant, en y regardant de plus près, en observant la noirceur des propositions l’œil semble percevoir une forme de minimalisme. De cette opposition des genres émane une forme de complexité. Marc Atkins artiste désinvolte ou méticuleux ? La frontière semble vaste et pourtant si légère. Difficile donc voir impossible, de mettre un genre à Atkins, de lui coller une étiquette. Certes ces œuvres teintées de nudités, de puretés, de férocités ont un point commun, leur obscurité, mais le sentiment qu’elles transmettent n’est que rarement identique. Parfois mélancoliques, parfois vulnérables, parfois cruelles, les œuvres d’Atkins répondent en tous points à ce qu’on demande à l’art. Elles permettent le questionnement, ouvrent le débat, laissent parler l’imaginaire de chacun et surtout, le plus important, elles enseignent à ceux qui les observent que l’art est une porte directe vers la subjectivité.





N.B L'exposition est accessible en accès libre jusqu’au 19 décembre 2015, du lundi au vendredi de 10h à 12h30 et de 14h à 17h, le samedi de 10h à 13h à l’Université de Liège (Place du XX aout).

vendredi 23 octobre 2015

Fashion #25 : Basics

Comme vous avez sans doute pu le remarquer, l’automne s’est installé, amenant avec lui, la pluie et le froid. Face à cela, sortir pour tirer quelques clichés devient de plus en plus difficile. Cependant, un peu plus tôt cette semaine, j’ai profité d’une accalmie et d’une légère hausse des températures pour sortir et vous proposer le 25e post fashion de The Melting POP.


Au menu de ce nouveau look, des basics. Eh oui, si comme moi vous êtes un adepte de la mode, il vous arrive probablement très souvent de vous dire que vous n’avez plus rien à vous mettre, et ce, même si vos placards débordent ! Face à ce triste constat, j’ai décidé cette semaine de regrouper quelques basics pour en tirer un look simple et décontracté. Au menu, un slim delavé, une chemise, une veste en jeans et des Vans. Pour ne pas prendre froid, on ajoute tout de même un bonnet et une écharpe et le tour est joué. Un conseil, fouillez vos placards, ça peut parfois faire des miracles ! 












What I Wore: 

Accessories: Primark, Claire's // Bag: Reebok // Beanie : Primark // Denim Jacket: H&M // Scarf: H&M // Slim: Bershka // Shirt: Bonobo // Shoes: Vans // T-Shirt: Jack & Jones + Watch: Vaccari 

mardi 20 octobre 2015

Elle King : la rockeuse sensible

Mise de coté depuis plusieurs mois la rubrique « découverte » de The Melting POP fait aujourd’hui sa réapparition. Pour ce retour, Zoom sur Elle King, l’interprète du furieux et entêtant tube US de cet été « Ex ‘s And Oh’s ».



Née à Los Angeles en 1989, Elle King est la fille d’un célèbre acteur (Rob Schneider) et d’un top modèle. Très jeune, elle se passionne pour la musique et demande à ses parents de lui offrir des disques, sa première requête sera un album de Shaggy, hélas ou heureusement pour elle, son beau-père préférera la diriger vers un univers plus rock’n’roll en lui faisant découvrir des artistes tels que Blondie ou encore Ottis Redding. Captivée par ce qu’elle découvre, Elle qui n’est encore qu’une enfant étaye alors sa culture musicale en écoutant à longueur de journée des artistes tels que Aretha Franklin, Etta James ou AC/DC. Férue de musique, elle commencera très jeune à écrire ses premiers textes tout en apprenant à jouer de la guitare. A 18 ans, alors qu’elle étudie les arts plastiques à l’université, elle s’éprend de passion pour le banjo un instrument qui ne la quittera plus et qui sera même l’un atout principal de son premier album paru en 2015.

Cependant, avant d’en arriver là, c’est dans les bars et night-club New-Yorkais qu’Elle King de son vrai nom Tanner Elle Schneider, faisait gronder sa voix puissante. Une voix rauque et enraillée qui lui permettra en 2012 de signer son premier contrat avec RCA. La même année, elle sort son premier EP « The Elle King EP » promu par le titre « Good To Be a Man ». Bien que très sympathique ce titre folk, ne lui permettra pas d’enflammer les charts. Travailleuse acharnée, la jeune femme s’enfermera ensuite en studio durant trois ans pour travailler sur son premier album « Love Stuff ».

Ce premier opus paru en février 2015, l’artiste l’a voulu autobiographique, authentique et vulnérable. Elle citera d’ailleurs dans une interview que la vulnérabilité est la clé de voûte de son inspiration. À l’écoute de cet album, on ressent sur chacune des pistes, des cicatrices tantôt traitées avec humour et second degré (Ex’s and Oh’s – American Sweet Heart ) tantôt avec justesse et émotion (See You Again, Under the Influence). Sans jamais tomber dans la niaiserie, l’album évoque avec rigueur, le passé sentimental difficile de son interprète.



Entre POP, rock, country, Indie et folk, « Love Stuff » jouit d’une hétérogénéité musicale forte et impressionnante. Le tout est emballé dans un joli paquet old-school où l’on peut ressentir à chaque instant toutes les influences de l’artiste. Une artiste honnête qui avoue même – sauf rares exceptions (Eminem, Rihanna) – fuir la conjoncture musicale contemporaine.

Bien que frileuse aux nouveaux modes de consommation de la musique, l’artiste peut se vanter d’avoir rejoint le club très fermé des artistes féminines ayant réussi à atteindre le sommet des charts alternatif US. Et c’est n’est pas tout, actuellement classé 6e sur Itunes « Ex’s And Oh’s » pourrait créer la surprise dans les semaines à venir en passant le cap des 500.000 exemplaires vendus.


Côté scène, et après avoir assuré les premières parties de Ed Sheeran et James Bay en Angleterre, Elle King fera le tour des États-Unis pour faire découvrir son talent et son album. 

lundi 19 octobre 2015

Scream Queens : La pépite décalée et complexe de FOX

Lancée le 22 septembre sur le réseau FOX aux États-Unis, Scream Queens met en scène un campus universitaire américain, mis à mal par un tueur en série. Entre POP culture et second degré pleins feux sur une série qui a (presque) tout pour devenir culte. Des étudiants stupides et futiles, des fraternités et des sororités aux coutumes niaises, une doyenne nymphomane, bref le campus de l’Université Wallace où se déroule l’action de Scream Queens est similaire à l’image que chaque Européen lambda peut se faire d’une faculté américaine. Fondée sur des clichés costauds, Scream Queens a tout d’un mauvais Teen Movie pourtant, c’est en jouant sur ces ficelles manifestes que le show tire sa force.



La première bonne idée de Scream Queens - et on ne va pas se le cacher- c’est que voir des adolescents américains odieux et haïssables se faire charcuter fictivement ça fait toujours plaisir. Le plaisir est d’autant plus jouissif lorsque tout ce qui entoure ces exécrables personnages n’est que paillettes et décor bubble-gum. Ici, pas question d’éviter la surenchère tout est pensé pour être le plus cliché possible. De la personnalité des personnages, aux tenues en passant par le cadre de la vie estudiantine ultrastéréotypée, rien absolument rien n’est laissé au hasard. Ainsi, la série décime un à un et à coup d’humour noir toute les failles de la génération « Y ». De l’adolescente ultrabranchée qui tweet avant de mourir en passant par la caricature irrévérencieuse de la pénible Taylor Swift et j’en passe, les créateurs de la série y vont fort – parfois trop – et ça fait du bien !

Le deuxième point fort du show de FOX c’est son ADN bourré de références culturelles. Outre les nombreuses scènes qui viennent blâmer la nouvelle génération, la série offre à ses fans une mise en abîme dans l’univers kitsch des années 90’s. De ce fait, Scream Queens séduit grâce à une bande originale délicieusement rétro, qui nous fait redécouvrir entre autres – et pour notre plus grand plaisir- Boy Georges et Cindy Lauper. Scream Queens éblouit face à sa capacité à rejouer de manière euphorisante les plus grandes scènes du cinéma horrifique sans jamais les médire. Savant mélange d’hier et d’aujourd’hui, la série – qui fait aussi beaucoup de clins d’œil à la culture LGBT-  triomphe de son hétérogénéité courageuse et maitrisée.  

Autre qualité, le casting. Dotée d’une affiche alléchante (Jamie Lee Curtis, Emma Roberts, Agibail Breslin, …) la série regorge également de personnages secondaires hilarants et hauts en couleurs, mention spéciale à la désopilante Niecy Nash a.k.a Denise Hemphill une agente de sécurité qui transperce l’écran à chacune de ses apparitions.

Malheureusement, et c’est là, tout le paradoxe, c’est que les forces de la série sont aussi ses plus grandes faiblesses. Attendue par les fans dès son annonce sur les réseaux sociaux, la création de Ryan Murphy (Glee – American Horror Story) se noie dans un afflux de bonnes idées. En voulant trop bien faire, en voulant tout mélanger, Murphy propose aux téléspectateurs une soupe certes très appétissante, mais trop lourde, trop complexe. Les références pleuvent, chacun se fait un plaisir de les déceler, de les comprendre, de les analyser, mais comme toutes les grandes œuvres seul l’auteur peut comprendre tout ce qu’il a voulu signifier. Prise en piège dans ses qualités, Scream Queens voit son perfectionnisme millimétré et son humour décadent jouer en sa défaveur.

Trop mainstream pour les amoureux de la culture bien pensante (la faute à son créateur ? La faute au casting ?), trop complexe pour Monsieur et Madame Tout-le-Monde. Scream Queens a beau être très bonne et très bien construite, elle fait partie de ses œuvres incomprises et accablées par une société contemporaine qui ne laisse bien souvent place qu’a deux formes d’arts : l’art inaccessible destiné à ceux que nous appellera sans les condamner les « intellectuels » et enfin ouvrez les guillemets, « l’art mainstream » destiné à ceux qui croit encore que passer en radio est synonyme de qualité.

Diffusée à son grand dam sur une grande chaîne américaine et produite par un grand nom de la télé US, Scream Queens rassemble chaque semaine moins de 3 millions de téléspectateurs. Une audience confidentielle pour ne pas dire catastrophique. Sans employer de pincettes, la série de Ryan Murphy est un véritable flop audimatique. Pourtant, si une chaîne du câble avait diffusé le show, si le nom de la série était estampillé par n’importe quel producteur indépendant, les résultats seraient perçus différemment.


Hélas, une fois encore les intellectuels se sont branchés sur HBO pendant que Monsieur et Madame Tout-le-Monde ont préféré regarder les Experts. Dommage ! 

samedi 17 octobre 2015

Comment déjouer la "Friendzone"

Hey, hey! Vous vous souvenez, la semaine dernière je vous écrivais un article sur nos amis [on aimerait bien qu’ils deviennent plus que ça, mais, c’est rarement le cas] les « crush ». Dans cet article, je vous évoquais entre les lignes [et je ne parle pas de cocaïne], l’arrivée d’un article sur la « Friendzone ». 3,2,1 décollage immédiat pour le pays du râteau ! [Si vous y étiez déjà ? Attendez moi j’arrive !]



Rendue célèbre dans les années 90’ par l’irremplaçable et désormais mythique série « Friends », la « Friendzone » est une zone [vous l’aurez compris] imaginaire dans laquelle un individu se trouve plongé lorsque la personne pour laquelle il s’est épris, le remballe plus ou moins gentiment en prétextant qu’elle préfère que la relation en reste au stade de l’amitié. [Amitié -> Amis -> Friends – tout ceci n’est qu’une question de dialecte !]. Aujourd’hui, la génération « Y » use et abuse à tout-va de ce terme, mais comment éviter les pièges de la « Friendzone » ? Éléments de réponse !

Premièrement, et c’est probablement là, LE meilleur moyen d’éviter la « Friendzone » vous pouvez tout simplement décider de ne rien tenter ! Alors certes, on vous a probablement répété maintes et maintes fois dans votre enfance que qui ne tentait rien n’obtenait rien, mais il faut se rendre à l’évidence votre cœur n’est pas muni d’un gilet pare-balles et à chacun de vos essais, à chacune de vos tentatives, à chacun de vos râteaux, ce petit organe qui bats dans votre poitrine, vit un véritable cataclysme. En ne tentant rien, vous évitez donc de lui faire du mal. [Eh oui, la consommation excessive de chocolat et/ou de stupéfiants qui aurait suivi votre râteau n’aurait eu que des effets néfastes !].

Deuxième option, Cet enfoiré de Cupidon vous a déjà assailli avec ses satanées flèches et vous ne pouvez pas vous empêcher de tenter de séduire votre pote Gaston, ce magnifique garçon aux yeux châtains et aux cheveux bleu [ou l’inverse enfin soit]. Si c’est le cas, prenez quand même quelques précautions. 1) Vérifier que Gaston soit bel et bien célibataire. 2) Vérifier que Gaston soit bel et bien attiré par les personnes de votre sexe [et ouai, ça pue vachement si le Gaston, il finit par se barrer avec votre meilleur pote !]. Si l’une des deux informations précédentes tourne en votre défaveur, ne pleurez pas ! Il avait un prénom un peu pourri le Gaston, et s’il ne s’appelait pas Gaston, bah achetez-vous des Kleenex !

Troisième et dernière option pour tenter de déjouer les pièges de la « Friendzone » prendre votre temps et attendre que Cupidon, transperce à son tour votre Juliette ! Pour accélérer cela, il va vous falloir du courage. Compliments, petites blagues, boite de chocolat [sauf si Juliette est au régime], rencards cachés [un ciné ou une journée shopping, ça passe toujours crème] au fur et à mesure de ses petites attentions, vous finirez peut-être par captiver, charmer, fasciner celui qui fait battre votre cœur et hante vos rêves les plus intimes !


P.S : en cas d’échec de l’option 3, le propriétaire de ce blog se dédouane de toutes responsabilités. Si vous vouliez de vrais conseils vous n’aviez qu’à contacter Docteur Love ou envoyer M’aime-t’il/M’aime-t’elle au 3615 ! 

lundi 12 octobre 2015

Fashion #24 : Aztec

Fan invétéré de mode, vous l’avez sans doute remarqué, cette saison l’imprimé « Aztèque » est partout. Chemise, coque de téléphone, T-Shirt, impossible de passer à côté de cette tendance qui fait la part belle aux couleurs et aux formes géométriques. Aujourd’hui, les bobos ne sont plus les seuls héritiers de cette mode venue d’Amérique du Nord, la preuve j’ai moi-même récemment craqué pour un T-shirt imprimé « Aztec ». Simple et passe-partout, il s’associe d’ailleurs à la perfection avec une chemise demin. Que demander de plus ? Des chaussettes Elmo peut-être ?










What I Wore 

Accesories: Primark, Claire's // Beanie : Primark // Jeans: H&M // Shirt: Bershka // Shoes: Vans // Socks: Primark  // T-Shirt: Primark + Watch: Vaccari 

dimanche 11 octobre 2015

La récap'POP d'octobre (partie 1)

Votre playlist sent la naphtaline ? Vous cherchez désespérément des bons sons à vous mettre sous la dent pour égayer vos trajets sur le chemin de l’école ou du bureau ? Bonne nouvelle, la récap’POP est de retour sur le blog. Cette semaine on parle de Ciara, Sizzy Rocket & Robyn.



Ciara s’assombrit sur « Paint It, Black »

Quelques mois, après le flop critique et public de son sixième album « Jackie » porté par les singles « I Bet » et « Dance Like We’re Making  Love» et alors qu’elle prépare actuellement la vidéo de « Give Me Love » futur extrait de ce même opus, Ciara fait un retour remarqué sur le devant de la scène. En effet, plutôt que de se laisser affecter par l’insuccès retentissant de « Jackie » qui comptabilise pour l’heure moins de 100.000 ventes mondiales (pire score de sa carrière), l’artiste américaine est revenue cette semaine avec le titre « Paint it, Black ».

Enregistré pour figurer sur la bande originale du film « The Last Witch Hunter », « Paint It, Black » reprise des mythique « Rolling Stones » est une ballade pop, sombre et percutante donnant l’occasion à son interprète de s’aventurer avec succès à mille lieues de son univers habituel.



Sizzy Rocket : la féministe délurée

Attention phénomène ! Si vous aviez aimé l’univers sexy de Charli XCX et que la provoc » ne vous fait pas peur, Sizzy Rocket est faite pour vous.

Âgée de 23 ans, Sizzy Rocket de son vrai nom Sabrina Berstein est une jeune Américaine, sauvage et délurée. Bien que ses premiers pas remontent à 2009, sur le plateau de « America’s Got Talent » où elle a repris le célèbre « Poker Face » de Lady Gaga, l’artiste s’est surtout fait connaître pour ses compositions décalées et provocantes. Fougueuse, elle est celle qui a eu l’audace de reprendre et de modifier le célèbre « Girls » des Beastie Boys. Incontrôlable, elle est celle qui avec son single « Bestie » ferait passer Katy Perry et son « I Kissed A Girl » pour une enfant de chœur.

Talentueuse et dotée d’un sens de la musicalité méticuleux, elle est celle qui a récemment repris, l’envoutant « Queen » de Perfume Genius.



Robyn devient Nixxie pour la BO du film « Partisan »

Fan invétéré de POP ? Impossible de ne pas disposer dans votre playlist d’un titre de Robyn. Et pour cause, en 20 ans de carrière cette artiste suédoise a réussi sans cesse à évoluer, à surprendre et à se renouveler. Évoluant loin des clichés de la POP mainstream, Robyn a réussi au fil de ses projets à se créer un univers parfois difficilement pénétrable, mais ayant toujours une longueur d’avance. Véritable ovni de la POP, Robyn donne naissance à chacune de ses créations à un univers prototypique toujours millimétré et décadent.

Pour preuve, après avoir fait vrombir les fans de musique électronique sur ses différentes collaborations avec « La Bagatelle Magique », l’artiste est réapparue cette semaine avec un projet situé aux antipodes de son œuvre antérieure.


Ainsi, c’est sur le titre « Hardest Thing To Do » extrait de la BO du film « Partisan » en salle depuis le 5 octobre que Robyn fait son apparition. Cependant, ne vous attendez pas à voir apparaître son nom au crédit de ce nouveau projet. Toujours à la pointe de la singularité, l’interprète de « Dancing On My Own » se fait ici créditer sous le pseudonyme de Nixxie. Les autres artistes (Metronomy, Sébastien Tellier) ayant participé au projet se voient aussi affublés d’une nouvelle dénomination. Au programme, de cette bande originale très originale, du bon son 80’s, et un visuel délicieusement suranné. On en redemande.


samedi 10 octobre 2015

Ces signes qui prouvent que vous êtes en « crush »

Tout d’abord, prenons le temps de définir la notion de « crush ». Bon OK, si vous êtes ici, vous connaissez forcément déjà ce terme. A) Parce que vous êtes actuellement en « crush » total et que vous cherchez à comprendre pourquoi ce dit « crush » squatte vos moindres pensées. B) Car vous avez un jour été en « crush » mais que la « friendzone » vous a rattrapé. Le cas échéant, ne vous en faites pas j’écrirai bientôt un article sur ladite « friendzone ». En attendant, revenons-en à nos moutons ou plutôt à la notion de « crush ». Dans le dictionnaire des ados branchées « Wesh grosse best@@h 4 ever », un « crush » est, une personne qui vous humidifie rend totalement gauche. Une personne que vous trouvez belle, intelligente, sexy, drôle, bref une personne que vous idolâtrez [un peu trop probablement] et avec laquelle vous aimeriez vivre une relation passionnelle, remplie d’amour, de partage et de blah blah blah. On ne va pas s’étendre sur le sujet de toute façon dans neuf mois, si votre « crush » et vous avez conclu ça finira en rupture et vous finirez au lit, pot de Ben & Jerry’s à la main à vous demander POURQUOI – POURQUOI, je me suis laissé prendre au jeu ? POURQUOI – POURQUOI je n’ai jamais de chance ? POURQUOI – POURQUOI… Bref tout ce genre de question jusqu'au fatidique et alarmant POURQUOI – POURQUOI j’ai bouffé toute cette glace, je ne rentre plus dans mon slim, j’suis gros(se), moche, personne ne m’aime. Blah, blah, blah jusqu'à l’arrivée dans votre vie du prochain « crush » eh oui les gars l’histoire se répète et c’est pour cette raison que je vous éclaire aujourd’hui sur ces signes qui prouvent que vous allez vous planter et bouffer du Ben & Jerry’s en conséquence, êtes en « crush ».



Pour commencer, sachez que lorsque vous « crushez » vous avez beau, tenter de le cacher par tous les moyens possibles et imaginables, votre langage corporel parle pour vous. En effet, vos petits sourires benêts dès que vous voyez-entendez-sentez l’heureux élu, la lueur dans vos yeux qui pue la poussière d’étoiles ou encore vos petits basculements intempestifs sur votre chaise, s’il a le malheur d’être assis près de vous sont autant de signes qui vous trahissent. Rassurez-vous cependant, car ces signes ne sont pas encore les plus préoccupants. Et pour cause, si vous vous êtes déjà surpris, après réception de l’un des ses SMS, à vous pavanez langoureusement dans la rue ou dans votre trois pièces, telle une Pussycat Dolls qui vient de redécouvrir les plaisirs charnels après 6 ans d’abstinence votre situation devient critique. Elle l’est encore plus si les battements ultra-syncopés de votre cœur vous font bégayer comme un désaxé en manque de cocaïne, à la prononciation de son prénom. 

Là ou votre état devient critique, c’est quand vous avez commencé à écrire vos initiales respectives dans vos blocs de cours et autres agendas ou quand après trois jours sans nouvelles sur les réseaux sociaux vous vous surprenez à des mouvements de haines intenses contre sa personne [et accessoirement contre la votre, car vous vous êtes enfilé 250 grammes de chips, juste pour compenser]. Si lorsque par miracle, il réapparaît après trois jours, et que vous vous laissez aller à des sauts, des cris et que dans la folie du moment vous craquez votre jeans en injuriant verbalement et gestuellement Cupidon de tous les noms… Hum, laissez-moi vous dire [au risque de paraitre offensant] que vous êtes dans une très très très belle merde !

Vous l’aurez compris, il est presque impossible de dissimuler ces petits signes avant-coureurs d’une future relation qui [soyons pessimiste] vous bousillera jusqu’aux entrailles et qui vous laissera un goût amer de l’amour. Un goût similaire à celui d’une bonne vieille endive cuite et laissée pour compte depuis 3 semaines dans une casserole de votre cuisine. [À ce moment précis, vous avez le droit de me trouver démoralisant, mais dites-vous que j’ai pris la peine de vous passer les détails visuels et olfactifs relatifs au chicon – bonjour les belges – en train de dépérir dans la casserole. Si vous vous les êtes imaginés, vous ne pouvez en vouloir qu’à vous-même. Et puis, après tout, estimez-vous heureux. Cette vision d’horreur vous protégera peut-être de manière préventive et ce n’est absolument pas négligeable croyez-moi!]

P.S : si vous avez déjà inauguré dans votre chambre, un autel à l’honneur de votre « crush ». Que vous avez imprimé l’entièreté de sa galerie photo Facebook, que vous l’avez « googlé » pour le connaitre dans les moindres détails et que vous êtes devenu adepte des collages en cœur représentant vos deux visages, un peu comme Olga dans Hey Arnold ! J’ai bien peur qu’il soit temps pour vous de consulter un psychiatre. Bonne nouvelle, le mien à encore quelques rendez-vous disponibles, contactez-moi en MP ! ♥


lundi 5 octobre 2015

How to Get Away with Murder : Que vaut la saison 2 ? [Spoilers]

Lancée la saison dernière avec succès sur le réseau ABC aux États-Unis,  « How To Get Away With Murder », (création de la reine du petit écran Shonda Rimes, qui se cache aussi derrière les succès de Grey’s Anatomy et Scandal) est revenue fin septembre sur les écrans radars. Après une première saison acclamée par la critique, où l’intrigue se distillait de manière rigoureuse jusqu’à l’épisode final époustouflant, autant dire que ce retour était attendu.



Les raisons de cette attente ? Primo le dénouement du fil rouge qui avait tenu en haleine le public durant 15 épisodes. Secundo, la mort de l’un des personnages phares de la série lors des dernières secondes du final. L’association de ces deux facteurs ô combien importants pour la suite du show, soulevaient de nombreux questionnements quant à la deuxième saison : quelle trame pour cette nouvelle salve d’épisodes, quelle construction pour le scénario ? Quelle évolution pour Annalise et ses « Keating Five » ? Autant de questions dont les réponses étaient susceptibles de froisser voir de déstabiliser le spectateur. Doté d’un titre évocateur « How to Get Away With Murder » se devait pour conserver son audience de se renouveler tout en gardant son âme initiale teintée parfois de mystère, parfois de légèreté.

Au vu de ce constat, le pari s’annonçait difficile et pourtant. Après la diffusion des deux premiers épisodes, force est de constater que les scénaristes ont merveilleusement bien évité les pièges de la facilité. Pour preuve, bien qu’ils disposaient de l’opportunité, suite à la mort de Rebecca dans le season final, de proposer une saison 1 bis, qui suivrait la traque du meurtrier de la jolie brune en distillant peu à peu les indices, il n’en est rien. Au contraire, la mort de Rebecca se voit rapidement élucidée et très vite le show porté par Viola Davis (récente gagnante d’un Emmy Award pour sa prestation dans la série) redistribue ses cartes.

Dans ces nouveaux épisodes, oublié la forte et victorieuse Annalise, place à une femme fragile, écorchée et affaiblie par les récentes épreuves vécues. Outre cette nouvelle vision du personnage principal qui cache encore plus d’un secret, l’évolution des autres personnages centraux se veut également surprenante. Ainsi, Bonnie (Liza Weil) se révèle, Connor (Jack Falahee) et Michaela (Aja Naomi King) s’allient, Laurel (Karla Suza) prend du galon, tandis que de nouveaux acteurs (notons là, la présence de l’excellente Famke Janssen) font leur apparition.



Tantôt drôle, tantôt touchant (mention spéciale au duo Coliver), tantôt surprenant, ce début de saison  rassure,séduit et laisse présager une suite explosive et imprévisible.

Ces deux premiers épisodes sont également l’occasion de souligner le talent créatif inépuisable de Shonda Rimes qui pour rappel se cache derrière le succès de Grey’s Anatomy depuis plus de 10 ans.


dimanche 4 octobre 2015

#Critique : Mystery Magnet : Embarquez pour l’expérience la plus déjantée de votre vie

Samedi 3 octobre, Charleroi Danses accueillait dans le cadre de sa biennale 2015, l’artiste Belge Miet Warlop. Adepte des arts visuels, cette ancienne étudiante de l’Académie des Beaux-Arts de Gand proposait sa dernière création : Mystery Magnet une œuvre fantasmagorique déjà culte.



Subjuguant, décalé, déroutant, les adjectifs ne manquent pas pour décrire Mystery Magnet. À la carte de ce « beau bordel » visuel, Miet Warlop propose aux spectateurs d’entrer au sein de son univers cartoonesque tantôt trash, tantôt cocasse, mais toujours hilarant.

Une hilarité qui se transmet subtilement et sans accro grâce à l’utilisation assumée et majestueuse de l’humour facile (personnages martyrs, explosions, déguisements, …). Ironique et malicieuse, l’anarchie visuelle chaotique de Mystery Magnet plonge le spectateur au sein d’un monde surréaliste, un monde cauchemardesque dans lequel il devient le témoin d’une guerre des egos sans limites.

Bourrée de références culturelles, la création de Miet Warlop rappelle parfois la « dégénérescence » et la folie des expressionnistes allemands. On s’y délecte également d’une bonne dose d’humour gore à en faire pâlir de jalousie tous les maitres du genre.

En conclusion, Mystery Magnet se révèle être l’une des œuvres les plus cultes de sa génération. Amateur d’absurde et de burlesque ? Dépêchez-vous donc de réserver vos agendas, car les dernières représentations belges de ce petit bijou scénique se donneront à Gand les 18,19 et 20 novembre prochain.