mardi 24 mai 2016

Containment, la critique : Pourquoi on aime?

Dernière série lancée sur le Network CW cette saison, « Containment » est une série américaine suivant l’évolution d’un mystérieux virus semblable à la grippe aviaire et se rependant en plein cœur d’Atlanta. Virulent et contagieux, ce virus pousse les autorités à mettre une partie de la ville en quarantaine pour tenter de contenir l’épidémie. Entre survie et complot, les protagonistes de la série vont devoir faire face avec les moyens du bord. The Melting POP vous explique pourquoi on accroche.



Inspiré d’une série belge

Non, vous ne rêvez pas, « Containment » est bien l’adaptation d’une série belge. Intitulée « Cordon » et diffusée en 2014 sur la chaine flamande VTM, cette série créée par Carl Joos, reprends exactement les mêmes codes que son adaptation exception faite que l’action de « Cordon** » se déroule à Anvers et non à Atlanta. En dehors de cela, décors, prénoms, scènes, les Américains ne sont pas allés chercher bien loin. Il faut dire qu’en Belgique, « Cordon » a été un véritable succès critique et public. Scénario fort, gros budget, la petite série belge en 10 épisodes n’avait rien à envier aux super productions américaines et c’est peut-être la raison pour laquelle l’Amérique a commandé un remake. 


13 épisodes et puis s’en va

Tout comme son alter ego belge, « Containment » est construite comme une série limitée. Entendez par là qu’à la fin du 13e et dernier épisode qui compose la première saison, la série sera bouclée. Partant de ce constat, les équipes scénaristiques ont construit le show de manière à ce qu’un épisode soit équivalent à une journée. Grâce à ce procédé, la trame narrative prend doucement forme et les évènements s’enchaînent de manière à plonger les spectateurs au plus près de l’épidémie. Plus les jours avancent, plus la contagion se propage, et plus les conditions de vie à l’intérieur du cordon deviennent difficiles. Oscillant entre moments de vie et tension dramatique, « Contaimnent » se laisse savourer épisode après épisode, un peu comme des vacances que l’on savoure jour après jour, tout en sachant qu’elles finiront par se terminer sur une touche nostalgique. Profitez donc bien des 13 épisodes de la série, car la CW a été formelle, « Contaimnent » ne connaîtra pas de seconde saison.

Un scénario bien ficelé et des personnages attachants

La force majeure de « Containment » ? Son idée de départ. Une fois passé ce cap, il fallait cependant bien penser la série pour tenir en haleine le téléspectateur. Malgré quelques incohérences et une bonne dose d’américanisation, le show tient le cap et séduit peu à peu. En effet, faux semblants, complots, les scénaristes ont bien mené leur jeu, et si les premières critiques qualifiaient la série de raciste en jouant sur le fait qu’un syrien ait été le porteur de l’épidémie, la suite des épisodes, prouvent qu’il ne faut pas tuer la peau de l’ours avant de l’avoir tué. En d’autres termes, méfiez-vous des apparences et laissez du temps au temps. En parlant de temps, bien que la série soit courte, les scénaristes ont eu l’idée lumineuse de faire avancer l’épidémie au ralenti. Une fois encore, si ce procédé a été très critiqué par les spécialistes, il se révèle être une véritable force pour le show. De fait, en misant sur le développement des protagonistes plus que sur l’action, les scénaristes réussissent à inverser la tendance. Si au départ, les personnages semblaient tous lisses et caricaturaux, ils se révèlent au fil des épisodes être plus profonds et plus attachants qu’on ne pourrait le penser. Dans cette catégorie, on notera la bonne évolution de l’officier Jake Riley (Chris Wood) qui sans le savoir et sans croire en ses capacités fait office de parfait héros.


** la chaîne VTM a récemment renouvelé la série « Cordon » pour une saison 2  

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