lundi 27 juin 2016

La récap'POP de juin (Partie 3)

Aujourd’hui sur The Melting POP, on fait place à la troisième récap’POP de juin. Pour ce nouveau numéro on parle du retour d’Alicia Keys, de l’ex-Pussycat Dolls Jessica Sutta, mais également de, Bear’s Den et Bibi Bourelly

Alicia Keys prépare le terrain avant l’arrivée de son prochain album 

Connue pour ses nombreux tubes à l’instar de « Fallin », « No One » ou encore « Empire State Of Minds », Alicia Keys fait partie de ces artistes qui au fil des albums et des collaborations, se sont fait une place de choix dans l’industrie musicale. Sans jamais devenir une popstar mainstream, l’artiste a réussi à faire de ses albums de véritables succès. Aujourd’hui, à l’aube de la sortie de son 6e album qui devrait paraître à l’automne, la chanteuse ouvre un nouveau chapitre de sa carrière. 

Pour cause, avec ses - excellents - derniers singles, le pop « In Common » et le poignant « Hallelujah » l’artiste s’éloigne des mélodies féroces et fédératrices qui ont fait son succès.

Désireuse d’évoluer et de faire avancer son art, Alicia Keys s’investit dans ses nouveaux textes pour prôner, la différence et l’acceptation. Elle milite également pour faire entendre la voix des réfugiés. Plus engagée que jamais, la New-Yorkaise surprend et on adore ça ! 



J.Sutta l’Ex-Pussycat Dolls continue sa route sur « The Wish » 

Près de 10 ans après leur premier hit « Don’t Cha », les Pussycat Dolls sont encore dans la mémoire de tous. Pourtant depuis leur séparation en 2010, les filles n’ont fait que très peu parler d’elles. Ainsi, hormis Nicole, l’ex-leader, les autres membres du groupe sont restées plutôt discrètes malgré de nombreux projets solos. Parmi elles, Jessica Sutta est probablement celle qui a le plus fait fructifier son business. Pour preuve depuis son éviction du groupe en 2010, l’artiste a sorti pas moins d’une dizaine de titres. 

Si son album « SuttaPOP » n'a jamais vu le jour et si son projet « Feline Ressurection » a vu sa date de sortie repoussée avant d’être transformée en mixtape gratuite, l’ex-danseuse a décidé de faire patienter ses auditeurs en distillant, sur le web des pistes issues de ses différentes sessions d'enregistrement. Dernièrement, c’est le titre « The Wish » qui a été dévoilé. Taillée pour l’été, la piste aux sonorités caribéennes devrait faire patienter les fans avant la sortie du nouveau projet d’album de l’artiste intitulé « I Say Yes ».



Bear’s Den de retour avec un nouvel album

Attention, le duo alternatif anglais Bear’s Den est de retour et comme à leur habitude, les deux comparses sont bien décidés à faire plaisir à vos oreilles. Deux ans après leur premier album « Island » bourré de mélodies folk entêtantes, Andrew et Kevin sont de retour avec « Red Earth & Pouring Rain » un nouvel opus à paraître le 22 juillet prochain. 

Pour promouvoir ce nouvel album qu’ils annoncent plus sombre les deux musiciens ont dévoilé il y a quelques semaines, le titre « Auld Wives ». Écrit et composé par Andrew Davie, ce premier single fait référence à la maladie d’Alzheimer et au sentiment ressenti lorsqu’un être aimé ne vous reconnaît plus. Doté d’un clip bouleversant, ce nouveau morceau est aussi l’occasion pour le duo d’explorer des sonorités plus électriques et plus viriles de quoi augurer un second album audacieux.



Bibi Bourelly prône l’unité sur « Riot »

À 21 ans, Bibi Bourelly a déjà tout d’une grande et son chemin semble déjà tout tracé. Pour cause, même si pour l’heure son nom de vous ne dit rien, l’artiste a d’ores et déjà fait ses preuves. 

Créditée en tant qu’auteur sur les derniers opus de Rihanna et Selena Gomez, cette jeune allemande est celle à qui l’on doit le tube « Bitch Better Have My Money ». Aidée par ce succès, la chanteuse en profite pour faire entendre sa propre voix. Signée chez Def Jam, elle a dévoilé il y a quelques jours, le vidéo-clip engagé de son titre « Riot » issu de son premier EP « Free The Real. Part 1 ». Sur ce morceau éloquent qui prône l’unité et l’égalité, l’artiste livre un message de paix et de solidarité. Grâce à une voix unique et des arrangements astucieux, l’artiste souffle un vent de fraîcheur sur la soul et le RnB. En attendant, son premier opus à paraître fin 2016, on écoute en boucle son premier EP qui regorge de punch et d’efficacité !


jeudi 23 juin 2016

Orange is the New Black saison 4 : L’art du binge-watching


Le 17 juin dernier, Netflix levait le voile sur la 4e saison de sa série phare « Orange is the New Black ». Moins d’une semaine plus tard, nombreux sont ceux à avoir dévoré l’intégralité de la saison. Il faut dire que comme à son habitude, la créatrice Jenji Kohan a fait fort en offrant aux fans du show de multiples moments d’anthologies. Pour faire face à l’interminable attente qui nous sépare de la saison 5 (à paraître en juin 2017 – tiendrons-nous seulement jusque-là ?) The Melting POP a décidé de lever le voile sur les éléments qui font cette quatrième saison, l’instigatrice du binge-watching ! 



Le retour de nos personnages favoris 

La force majeure d’« Orange is the New Black » ? Son casting évidemment. Et après un an d’attente pour les plus gourmands, on peut dire que ça fait du bien de retrouver nos détenues préférées. Toujours cloîtrées derrière les murs de Litchfield, Piper, Red, Alex et les autres n’ont pas fini de nous étonner. Ainsi, alors qu’une nouvelle salve de détenues vient grossir les rangs, on continue de suivre les aventures pleines de rebondissements de nos – gentilles – criminelles. Aux côtés d’une Piper (Taylor Schilling) toujours aussi « attachiante » on retrouve avec plaisir, la bonne humeur de Taystee (Danielle Brooks), la folie de Suzanne (Uzo Aduba) ou encore la jalousie maladive de Lorna Morello (Yael Stone). Cependant, les scénaristes n’ont pas encore usé toutes leurs cartouches et une poignée de prisonnières se révèlent dans ces nouveaux épisodes. Parmi elles, on retiendra la – très – bonne évolution de l’hilarante et attachante Lolly (Lory Petty), mais également l’étonnante face cachée de Blanca (Laura Gomez). 

De nouveaux personnages en haut en couleurs 

Comme annoncé dans le paragraphe précédent, nombreuses sont les recrues à faire leur arrivée dans la prison de Litchfield dans cette nouvelle saison, et le moins que l’on puisse dire, c’est que les arrivantes apportent leur lot de surprise. Gang de skinheads, dominicaines ou encore musulmanes, « Orange is the New Black » étoffe sa diversité et son casting et ça marche du tonnerre ! Parmi les nouvelles venues, on mise tout sur Hapakuka (Jolene Purdy) la camarade de chambrée de Piper mais également sur Alison Abdullah (Amanda Stephen) qui vient renforcer les rangs du clan de Taystee. Tenez-vous prêt, quelque chose nous dit qu’elles n’ont pas fini de faire parler d’elles ! 

De l’amour, de l’humour et de la haine 

Pour ces 13 nouveaux épisodes, « OITNB » semble avoir décidé de jouer avec les nerfs de ses fans, et c’est que s’est totalement réussi. Entre histoires d’amour passionnantes, retours espérés (Natasha Lyonne, Laverne Cox) ou encore rebondissements en cascade, les scénaristes usent et abusent – en tout bien tout honneur – de leur savoir-faire, et l’envie d’engloutir un à un les épisodes en laissant l’entièreté du reste de sa vie de côté devient plus forte que tout. Bourrée de scènes burlesques, hilarantes et émouvantes, cette saison et également l’occasion de faire monter la tension entre détenues, mais également vis-à-vis de l’autorité. Une chose est sûre, personne n’est au bout de ses peines ! 

Une fin tragique 

En parlant d'être au bout de ses peines, si vous avez d’ores et déjà terminé la saison, vous ne vous êtes probablement toujours pas remis des derniers épisodes. Entre disparation tragique et insurrection. La fin de cette 4e saison continue sur sa lancée : jouer avec les nerfs et les émotions du spectateur. Face aux dernières scènes, force est de constater que l’attente sera longue. En attendant les premières fuites sur le scénario ou encore la date de diffusion de la 5e saison, il ne nous reste plus qu’une chose à faire, reprendre une part de gâteau en recommençant, la série depuis le début ! Promis juré, aucun risque d’indigestion à l’horizon ! 

samedi 18 juin 2016

#Retour : Les G.R.L se reforment, pourquoi on aime ?


En 2014, le girl band G.R.L composé de Simone Battle, Lauren Bennett, Natasha Slayton, Emmalyn Estrada et Paula Van Oppen se faisait une petite place dans les charts grâce au single « Ugly Heart », un hymne POP au clip revanchard qui avait séduit la Belgique, l’Angleterre, mais également l’Australie. Fortes de ce joli succès, les filles avaient enchaîné avec un EP frais et fédérateur. Seulement voilà, alors qu’elles commençaient à se faire un nom, Simone Battle prenait la décision désespérée de mettre fin à ses jours. Après ce tragique événement les quatre autres filles décidaient de faire un break de quelques mois avant de revenir avec « Lighthouse » un excellent hommage à leur amie décédée. Outre ce single, les filles faisaient dans le même temps la promotion de l’association « Give an Hour » afin de sensibiliser le public américain sur les questions de santé mentale. Hélas, au mois de juin 2015 après avoir accompagné Meghan Trainor sur sa tournée australienne, les filles décidaient de prendre des chemins différents. Depuis lors, murées dans le silence, elles n’avaient – à l’exception de Lauren Bennett qui a sorti le single « Hurricane » -  que très peu fait parler d’elles. Toutefois, les choses pourraient très prochainement changer, car les G.R.L ont annoncé à demi-mot sur les réseaux sociaux qu’elles préparaient leur retour avec un nouveau single à paraître cet été. Sous la houlette d’un certain Matt Wynter, Lauren, Natasha, Emmalyn et Paula devraient pour cette reformation s’attaquer au marché européen. En attendant, les premières infos officielles, The Melting POP vous dit pourquoi on trépide d’impatience face à ce retour !



Une pincée de Pussycat Dolls 

Créée par Robin Antin, les G.R.L sont un dérivé du groupe The Pussycat Dolls, girl band qui a dominé la scène médiatique de 2005 à 2010 avec des tubes tels que « Don’t Cha » ; « Buttons » ou encore « I don’t Need a Man ». Depuis la séparation du groupe pour laisser les filles vaguer à leurs projets solos, aucun groupe féminin n’a véritablement réussi à prendre d’assaut le marché laisser vacant. Alors certes, les Little Mix et les Fifth Harmony sont pour l’heure les plus enclines à prétendre à l’obtention de ce titre, mais leur public composé principalement d’adolescents ne leur permet actuellement pas de se hisser au niveau supérieur. Avec les G.R.L, ont reprend les ingrédients de la recette PCD : des filles sexy, mais pas trop, chantant des hymnes POP fédérateurs et dansants. On aime ! 

Un soupçon de Girl Power 

L’autre force des G.R.L, c’est leur registre musical. Comme mentionné précédemment, Natasha, Paula, Lauren et Emmalyn proposent à leurs auditeurs des pistes fraîches et pétillantes, mais ce n’est pas tout, les filles sont aussi de véritables adeptes du GIRL POWER ! Il suffit d’écouter leurs différents morceaux où de regarder leurs vidéos pour s’en rendre compte. De « Ugly Heart » qui dépeint la revanche d’un groupe de filles trompées à « Girls Are Always Right » qui conte une certaine forme de féminisme convaincu, en passant par « Vacation » déclaration d’amitié un brin bluette, mais convaincante, les filles le clament haut et fort, c’est elles qui ont le pouvoir. Bien sûr, il y a surement une bonne grosse tranche de marketing caché derrière cette stratégie féministe, mais que serait la POP sans un brin de duplicité ? 

Elles ont encore tout à prouver 

Stoppées en plein vol par la perte de leur collègue et amie Simone Battle, les G.R.L ont encore tout à prouver et c’est bien là, la raison majeure de l’importance de leur retour. En effet, même si elles ont décroché un petit hit avec leur single « Ugly Heart », les demoiselles n’ont jamais vraiment réussi à s’imposer et à se faire un nom. Pour preuve, hormis une petite communauté de fans fidèles, rares sont ceux à se souvenir de l’existence du groupe et ce, seulement un an après leur séparation. Pourtant, bourrées de potentiel et de talent les 4 jeunes artistes, qui sont également soutenues par une poignée de célébrités (Britney Spears, Meghan Trainor, Pitbull) ont toutes les cartes en mains pour séduire le public. Chez The Melting POP on parie sur leur retour ! 
Et vous ? 

vendredi 17 juin 2016

The Pirouettes : le duo français qui fait virevolter la langue française.

Aujourd’hui, The Melting POP part en mode découverte et vous présente le duo français The Pirouettes. Savoureux mélange de chanson française et de génération Tumblr, Vickie Chérie et Leo Bar Creek sortiront leur premier album « Carrément Carrément », le 16 septembre prochain. Une bonne raison de faire le point sur leur parcours, mais également d’en découvrir plus sur ces deux adulescents déroutants.  



« C’est un beau roman, c’est une belle histoire ». 

Oui, c’est bien sous ces belles paroles que nous pourrions définir la genèse du groupe The Pirouettes. Pour eux, tout démarre alors qu’ils sont en terminal au lycée d’Annecy. Très vite, Léo tombe sous le charme de Victoria, hélas l’alchimie n’est pas réciproque. Loin d’être découragé, le jeune homme décide d’écrire une chanson à sa prétendante et à force de persévérance, il réussit à la convaincre de venir chez lui pour l’interpréter. Très vite, les deux adolescents se rapprochent et la magie de la musique – appelons ça comme ça - les entraîne dans une passion sensuelle qui rythme encore et toujours leur quotidien.  

Passionnés d’arts et de musique, ils vivent leur relation au jour le jour et se servent de leurs histoires personnelles pour écrire et composer. Un jour, une de leurs vidéos est remarquée par un tourneur qui leur propose un concert. De fil en aiguille, ils réussissent petit à petit à générer l’attention et grâce à un entourage composé d’amis musiciens, ils produisent leur premier EP. Sur fond de chanson française teintée tantôt d’électro tantôt de disco, les deux amants jouent avec les mots. Habiles, ils parviennent sur des titres naïfs (Dernier Métro, Je Nous Vois, …) à harmoniser sagesse et insouciance. Grâce à des vidéos soignées semblant tout droit sorties de l’imagination d’un Tumblr Addict – et c’est un compliment – ils écument les scènes, multiplient les interviews et stimulent ainsi leur petite notoriété. 

En ce mois de juin 2016, ils lèvent le voile sur « Dans le vent d’été » une piste psychédélique mêlant à merveille leurs voix légères. Dans un même temps, ils annoncent la sortie de leur premier album « Carrément Carrément » à paraître le 16 septembre prochain chez Kidderminster Records. Déjà disponible en précommande, ce premier opus composé de 12 pistes, renfermeras notamment plusieurs titres déjà connu de leur public à l’instar de « Soleil Rare » ou encore "2016 (en ce temps-là)"

En attendant, la parution de l’album, vous pouvez réserver vos places pour leur « Realease Party » qui aura lieu le 5 octobre à la Maroquinerie ou encore planer au son de leur mélodie en vous délectant de leurs savoureux vidéo-clips ! Quelle que soit votre décision, si vous choisissez The Pirouettes l’évasion n’en sera que plus agréable ! 


mardi 14 juin 2016

La récap’POP de juin (Partie 2)


Pour la deuxième fois du mois de juin, la récap’POP est de retour sur le blog. Pour ce nouveau numéro, des habitués, mais également des découvertes avec les nouveaux sons de Zella Day, Tess, Alec Benjamin et Fergie

Zella Day poursuit l’exploitation de son 1er album avec « Mustang Kids » 

Souvenez-vous, l’an dernier, The Melting POP vous présentait Zella Day. Fraîchement débarquée avec son 1er album « Kicker » l’artiste séduisait grâce à des mélodies tout droit venues du Midwest. Alors que l’opus a déjà été promu par de nombreux titres (Hypnotic, Ophelia, Jameson,) et que la sortie de son clip « High » a été annulée en début d’année en raison de différents avec sa maison de disque, l’artiste est de retour avec la vidéo du titre « Mustang Kids ». 

7e piste de l’album « Kicker », « Mustang Kids » est une piste chaude et fédératrice taillée pour vous accompagner sur les routes durant tout l’été. Enregistré avec le rappeur Baby E, le titre dispose de toutes les qualités pour relancer l’album de l’artiste dans les charts !  



TESS à l’assaut des charts avec son single « Love Gun » 

Attention, directement venue de La Réunion, la jeune Tess pourrait bien se faire une place sous le soleil des classements avec son excellent second single « Love Gun ». Parfait mélange d’électro et de POP, la piste séduit par ses arrangements frais et entêtants, mais également grâce à une voix captivante rappelant celle d’Alessia Cara

Signée sur le label Choke Industry, l’artiste a de bonnes raisons de croire en son avenir. En effet, en plus de faire partie du label qui a produit le duo français Lily Wood & The Prick auteur du tube « Prayer In C », elle peut d’ores et déjà se vanter d’avoir titillé l’exigence des Inrocks et ce n’est pas une mince affaire ! 



Alec Benjamin future coqueluche des adolescent(e)s 

Vous connaissiez Justin Bieber, Shawn Mendes ou encore Nick Jonas ? Oubliez-les et laissez-vous séduire par la POP aérienne du jeune Alec Benjamin. Originaire d’Arizona et âgé de 21 ans, ce jeune garçon qui il y a peu écrivait encore des chansons dans sa chambre en s’inspirant de son quotidien, commence peu à peu et émerger et il ne mettra probablement pas longtemps avant de devenir la nouvelle coqueluche des adolescentes. 

Une voix délicate, un air innocent et des textes insouciants, voilà la recette de l’artiste pour séduire le public, et ça marche. Avec son nouveau single « End of The Summer » paru le 10 juin, dernier Alec Benjamin réunit les trois ingrédients préférés de la POP juvénile. C’est beau, c’est propre, on adhère ! 


Fergie tease son retour 

Revenue en 2014 avec « L.A Love » premier single annonciateur d’un 2e album à paraître Fergie, l’ex lead-vocale des Black Eyed Peas s’était faite rare dans les médias. Aujourd’hui l’artiste est de retour avec un nouveau single, enfin presque. 

Intitulé « Hungry » ce nouveau titre qui n’est pas encore disponible en téléchargement sera le premier single de son second album intitulé « Double Dutchess ». Cependant, l’artiste veut faire monter la pression et pour l’heure, elle a seulement dévoilé un teaser long de plus d’une minute pour promouvoir son projet. Plus urbain, et plus punchy que ses précédentes productions « Hungry » ne dispose pour l’heure, d’aucune date de sortie. Il est en est de même pour l’album, les fans devront donc s’armer de patience. 



dimanche 12 juin 2016

Zoom sur Laverne Cox : Qui est vraiment la nouvelle icône LGBT ?

Le 17 juin prochain, Netflix lèvera le voile sur la 4e saison de la série « Orange Is The New Black » : À cette occasion, The Melting POP a décidé de vous en dire davantage sur celle qui incarne le rôle de Sophia à l’écran. Lumière sur l’actrice et activiste LGBT Laverne Cox.

Depuis près de quatre saisons, Laverne Cox incarne dans la série « Orange Is The New Black », le personnage de Sophia Burset, une transgenre emprisonnée pour fraude financière. Un rôle fort et convaincant qui a ouvert une nouvelle voie à l’actrice, celle de porte-drapeau d’une communauté autrefois incomprise. Cependant, #OITNB n’est pas la première pierre de l’édifice construit par Laverne Cox. En effet, depuis de nombreuses années, celle qui est devenue en 2014, la seconde personne transgenre à être nommée aux Emmy Awards, se bat pour faire entendre sa voix et faire connaître au monde les tenants et les aboutissants de son combat.



Né en 1984 dans l’état d’Alabama, et vivant avec son frère jumeau et sa mère qui supporte trois jobs pour subvenir aux besoins de sa famille, Roderick – de son nom de naissance –  grandit dans une famille soudée. Hélas une ombre au tableau subsiste, le jeune garçon ne se sent pas homme. Dans une récente interview, l’actrice déclare « Tout le monde me disait que j’étais un petit garçon. Pourtant, à l’intérieur, je savais que j’étais une fille ». Persuadée de ce qu’elle est, Laverne se convainc, qu’à l’adolescence, elle deviendra celle qu’elle est réellement. Hélas, malgré les robes et le maquillage qu’elle emprunte parfois à celle qui lui a donné naissance, le changement ne survient pas. Incomprise par sa mère qui l’emmène voir un thérapeute à l’âge de 8 ans et considérée comme une dégénérée par ceux qui l’entourent, Laverne se réfugie dans la danse, un art qui selon ses dires lui aurait sauvé la vie. « La créativité, la performance, pour la première fois de ma vie, je faisais quelque chose auquel j’aspirais, je pense que ça m’a sauvé la vie » déclarait-elle en 2014. Malheureusement, les épreuves sont loin d’être terminées et à 11 ans lorsqu’elle découvre, qu’elle est attirée par les garçons, Laverne fait une tentative de suicide aux médicaments. Un triste épisode qui se soldera fort heureusement par quelques douleurs d’estomacs. À l’adolescence, elle quitte le domicile familial pour étudier les arts à New York, un nouveau départ qui petit à petit finira par lui ouvrir de nouvelles portes.

C’est durant cette période qu’elle décide de démarrer sa transition. De plus en plus à l’aise avec son corps, elle décide alors âgée de la vingtaine de poursuivre ses rêves et de se lancer dans la comédie. Court-métrage, séries, télé-réalité, Laverne Cox multiplie les apparitions parfois brèves et futiles. En 2010, elle produit « TRANSform Me » sa propre émission de télé pour la chaîne VH1. Malgré l’échec l’émission permet à la jeune femme de se faire un nom dans le milieu LGBT. Hélas, sa petite notoriété ne permet pas encore à l’actrice de payer ses factures et pour subvenir à ses besoins, elle décide de travailler à temps partiel dans un restaurant new-yorkais.

En 2012, elle est repérée pour intégrer le casting d’« Orange Is The New Black » l’une des premières productions originales du réseau Netflix. Centrée sur le quotidien touchant et tourmenté d’une poignée de détenues, la série fait très vite parler d’elle. Elle permet même au service de streaming américain d’étendre son offre à mesure que le nombre de ses abonnés s’accumule. Acclamé par la critique et encensé par le public #OITNB permet à ses actrices pour la plupart peu connues d’accroître leur notoriété. Parmi elles, Laverne qui incarne Sophia Burset une détenue en pré-transition, est probablement le plus bel exemple de réussite. Il faut dire que grâce à son rôle, l’actrice a réussie à faire bouger les choses. Multipliant les conférences et les messages d’ouvertures, Laverne est très rapidement devenue la porte-parole d’une communauté jusqu’alors sous-représentée. Portée au rang d’icône par les communautés LGBT et idolâtrée par les médias – elle est la première personne transgenre à avoir fait la couverture du TIMES – elle ne s’est pas laissé dévorer par la célébrité. Que du contraire, l’interprète de Sophia s’est méticuleusement servi sa naissante popularité pour poursuivre son combat, celui de faire entendre la voix des personnes transgenres. De fait entre conférences pour l’égalité et rendez-vous à la Maison Blanche, Laverne Cox n’a cessé en l’espace de quelques années de faire évoluer les mentalités.

Malgré son activisme, la star n’en délaisse pas pour autant sa carrière. Ainsi, outre son personnage dans la série qui la fait connaître, Laverne Cox multiplie les projets ambitieux. Apparitions dans des séries TV à succès (Faking It, Mindy Project, …), un rôle majeur dans le remake du Rocky Horror Picture Show ou encore des films d’auteur, l’actrice n’a pas fini son ascension. Désormais à l’aise avec son corps – elle déclarait en 2015, ne pas vouloir subir de chirurgie esthétique pour féminiser son visage – l’actrice l’est aussi avec sa famille. En effet, depuis quelques années, sa relation avec sa mère s’est améliorée et les incompréhensions du passé ont été oubliées. Autre preuve de cette harmonie familiale retrouvée, c’est son frère jumeau le musicien M Lamar qui prête ses traits au personnage de Sophia avant sa transition dans la série pénitentiaire à succès.


Malgré cette récente béatitude, Laverne Cox garde la tête sur les épaules, pour preuve elle a attendu le tournage de la 2e saison de #OITNB pour quitter son emploi de serveuse, une belle preuve d’authenticité et de pertinence pour ne pas dire un exemple à suivre. 

vendredi 10 juin 2016

#Exposition : « HomoMigratus » où comment ôter les préconceptions sur l’immigration


En novembre et décembre dernier, The Melting POP se rendait au Musée de la Vie Wallonne de Liège pour visiter les expositions « Jouet Star » et « De Main de Maître ». En cette fin de printemps ensoleillée, le blog a renfilé son habit culturel pour jeter un œil à l’exposition « HomoMigratus » et on vous explique pourquoi il est essentiel de jeter un œil à ce petit guide de l’histoire de l’immigration.



Fatigué des préjugés sur les migrants ? Envie d’en découvrir plus sur un phénomène qui guide et construit la société humaine depuis la préhistoire ? Ou simplement désireux d’étayer votre culture générale ? Si tel est le cas, le Musée de la Vie Wallonne de Liège a une nouvelle fois pensé à vous. Déjà fort d’une programmation culturelle riche et variée pouvant toucher petits et grands, le Musée de la Province Liège, propose du 29 avril au 11 décembre 2016, de décortiquer l’une des plus importantes questions sociétales, du 21e siècle: le phénomène migratoire chez l’homme. 

Face à ce sujet sensible et délicat, c’est un travail colossal qui a été mené pour aider le public à mieux comprendre les migrations humaines. Des colonies, aux charbonnages en passant par l’accueil de réfugiés politiques, l’exposition « HomoMigratus » propose de découvrir à l’aide de différents supports, les différentes facettes d’un concept malheureusement méconnu qui soulève, à l’heure où le monde est censé s’ouvrir, des questionnements et parfois même des conflits. 

Vidéos, jeux, photographies, suivez le guide et démystifier au fur et à mesure de vos découvertes, les préconceptions. Laissez de cotés vos œillères, éclairez vos lanternes et éclaircissez votre esprit. Familles, amis, groupes scolaires, tentez de comprendre pourquoi, ce qui est hélas, aujourd’hui encore, considéré par beaucoup comme un fléau, est et restera l’une des notions les plus essentielles de l’humanité. Indispensable pour l’évolution culturelle, démographique, mais également économique, levez le voile sur un sujet universel qui se doit d’être compris par le plus grand nombre possible afin d’éviter de nombreuses tragédies.







Exposition "HomoMigratus" du 29 avril au 11 décembre 2016 au Musée de la Vie Wallonne de Liège 
Cours des Mineurs - 4000 LIÈGE 
Entrée libre 

mardi 7 juin 2016

La récap’POP de juin (Partie 1)

Aujourd’hui sur le blog, c’est le retour de la récap’POP, votre rendez-vous des découvertes et des sorties musicales à ne pas manquer. Pour ce nouveau numéro, on parle du dernier single d’Elle King et on découvre Ralph, Samson et Kid Cupid. 

Elle King enflamme la BO de GhostBusters 3 

Le 15 juillet prochain sortira dans les salles le 3e volet de Ghostbusters. Pour ce nouveau numéro, c’est une armée de personnages féminins, joués entres autres par Mélissa McCarthy et Kristin Wiig, qui partira à la chasse au fantôme. Du côté de la BO, les équipes du film ont également sorti le grand jeu puisque plusieurs artistes ont d’ores et déjà signé pour participer au projet. Parmi eux, l’étoile montante de la country rock US, Elle King a dévoilé, il y a quelques jours le single « Good Girls ». Frais, rock et punchy cet hymne au Girl Power parfait pour l’été promet de résonner sur la bande originale de vos vacances. 

L’an dernier, la rockeuse dominait les charts avec son single « Ex’s and Oh’s » certifié disque de platine et sortait dans le même temps son excellent premier album « Love Stuff » récemment promu par les singles « Under The Influence » et « America’s Sweetheart ». 



RALPH remet le disco au goût du jour sur « Cold To The Touch »

Attention, directement venue du Canada, la jeune RALPH semble bien décidée à remettre le disco au goût du jour pour faire danser ses auditeurs. De son vrai nom Raffa Weyman, cette jeune femme originaire de Toronto se décrit sur sa page Facebook comme la fille spirituelle de Sade Et Stevie Nicks

A l’écoute de son premier single « Cold To The Touch », qu’elle a écrit et composé, force est de constater que l’inspiration que l’artiste puise chez ses parents de cœur est plus que palpable. Entre la douceur de Sade et la fougue de Stevie Nicks, l’artiste réussie à créer le parfait mélange, et rien que pour ça, on vous conseille de la surveiller de près. 



Samson débarque avec l’émouvant et percutant « In My Mind » 

Samson : Retenez bien ce nom. Avec son physique de jeune premier et son univers saisissant, ce jeune auteur-compositeur londonien pourrait bien dans les semaines à venir, s’inscrire comme l’une des voix les plus prometteuses de sa génération. Sur son premier single l’éléctro-pop « In My Mind » le jeune homme fait état d’un monde dans lequel les jeunes se cherchent et se battent pour évoluer malgré la pression. 

Désireux de s’éloigner des sempiternelles chansons sentimentales, l’artiste décrit son univers et ses textes comme ceux d’un homme qui se préoccupe des problèmes personnels que chacun est amené à traverser. Sombre, bouleversant et percutant « In My Mind » est un premier single impressionnant, laissant présager à l’artiste un avenir des plus brillant. 



Kid Cupid dévoile son univers sur l’excellent « Siren » 

Depuis l’incroyable succès du groupe Chvrches nombreux sont ceux à avoir tenté de se lancer dans la brèche de la synth-pop, et nombreux sont ceux à avoir échoué, la faute à des productions ternes et faciles. Cependant, la synth-pop n’a pas dit son dernier mot et le groupe Kid Cupid en est la preuve formelle. Originaire de Londres ce quatuor, composé de Laura, James, Ian et John, débarque aujourd’hui avec un premier single intitulé « Siren ». 

Véritable petit plaisir auditif, ce premier single annonciateur d’un album à paraître dans le courant de l’année rappelle tantôt London Grammar pour la luminosité de ces arrangements tantôt Bat For Lashes pour son ardeur singulière. On en redemande.




samedi 4 juin 2016

#ITW : Juliette Armanet – EP « Cavalier Seule »


En avril dernier, à l’occasion de la sortie de son EP « Cavalier Seule », The Melting POP vous faisait découvrir, le talent de Juliette Armanet. Aujourd’hui, l’artiste est de retour sur le blog pour nous parler de son travail, de ses projets et de ses ambitions. Entretien avec une artiste chaleureuse.



Bonjour Juliette, en 2014, tu débarquais avec « L’Amour en Solitaire », aujourd’hui tu sors l’EP « Cavalier Seule » hormis la solitude, il y a un lien entre les deux ?

Oui, mais les deux projets sont très différents. « L’Amour en Solitaire » c’est mon premier single, c’est quelque chose de doux. A contrario, « Cavalier Seule » est plus conquérant, plus viril. J’ai bien envie de reprendre « L’Amour en Solitaire » sur mon premier album et de le réarranger afin qu’il colle à l’univers que j’ai emprunté avec l’EP.

Tu parles d’album, d’univers, qu’est-ce que tu nous prépares ?

À vrai dire, j’entre en studio fin août. Pour le moment, je travaille surtout sur les pré-productions. J’espère que l’album pourra sortir en janvier 2017. Au niveau de l’univers, j’aime bien la voie mi 70’s – mi 80’s empruntée avec « Cavalier Seule », c’est frais, c’est acoustique, je pense avoir trouvé la bonne direction.

En parlant de direction, la presse spécialisée à très bien accueilli ton 1er EP, qu’est-ce que ça fait d’être considérée comme une surdouée de la musique ?

(Rires). Oh, je suis très contente des retours positifs reçus grâce à l’EP, mais je ne suis pas sûre d’être considérée comme une surdouée de la musique. Après, c’est évident que cet accueil bienveillant et chaleureux donne envie d’aller plus loin.

« Debussy, Ophélie Winter, Barbara, pour moi, l’inspiration est partout ! »

Tes textes sont naïfs, tes mélodies sont aériennes, ton visuel est kitchissime, c’est quoi ta recette pour garder un travail homogène ?

(Rires). Pour tout dire, je ne recherche pas l’homogénéité. Personnellement, j’aime dérouter mes auditeurs, j’aime explorer tenter de nouvelles choses, je n’ai pas envie d’être enfermée dans une niche, je préfère cultiver l’hétéroclisme. Musicalement je ne m’interdis rien !

Qu’est-ce qui t’inspire musicalement ?

Ce qui m’inspire le plus, c’est la musique. Je ne peux pas écrire sans elle. La mélodie, c’est le noyau de mon travail. Après, en termes d’héritage, je travaille de manière assez inconsciente. De Claude Debussy à Ophélie Winter en passant par Michael Jackson et Barbara, je pense que l’inspiration est partout. Le plus important, c’est l’attitude, les émotions. Souvent, on me compare à Michel Berger ou à William Sheller, mais il y a plein d’autres influences dans ma musique.

Tu n’as pas peur d’être enfermée dans une case à cause des comparaisons faciles ?

Non, je revendique mon héritage très variété. La variété française c’est un domaine musical très ouvert qui peut rassembler les hipsters, le public populaire, la sexagénaire ou encore l’ado de 15 ans. Je suis fière d’être considérée comme une artiste de variété. Ça me plaît d’avoir un public large et différent. L’éclectisme c’est quelque chose de généreux.

Tes visuels sont assez saugrenus et contemporains d’où t’es venue l’idée de partir dans cette direction ?

Je travaille avec un ami, Théo Mercier. Il est plasticien, sculpteur, il a plusieurs cordes à son arc. Avec lui, j’aime discuter, on se connait bien et de fait, je pense qu’il a une vision très précise de mon univers. Au niveau visuel, c’est lui le magicien, il a réussi à faire l’attelage entre l’étonnant, le dérangeant et la douceur, ça me ressemble bien.

Tu seras en concert à Paris le 13 juin**, qu’est-ce que tu prépares pour cette date ?

Je sors tout juste de résidence, et pour la première fois, je ne serais pas seule sur scène. J’ai travaillé avec une poignée de musiciens et nous avons concocté 7 ou 8 titres que nous allons jouer de manière très différente. Tout a été réarrangé, nous avons souhaité mettre en avant les instruments, j’ai hâte de voir ce que le public va en penser.

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ? 

J’aimerais que les choses continuent d’avancer et que la graine qui a été plantée avec l’EP prenne la plus belle forme qui soit. Je suis confiante dans le travail, mais je reste terre-à-terre, le succès est aléatoire et je préfère ne pas trop m’y fier. Pour l’heure le plus important c’est le travail et si ne fonctionne pas j’irai vendre du fromage de chèvre (rires). J’ai des ressources, mais pour l’heure, je vis au jour le jour.



Juliette Armanet – EP « Cavalier Seule » disponible depuis le 29 avril 2016

** En concert à Paris le 13 juin à 20h00 au FLOW 

jeudi 2 juin 2016

#ITW : Mark Daumail – Cocoon / Album « Welcome Home »

Le 26 août prochain, la formation française Cocoon sortira son 3e album « Welcome Home ».  À cette occasion, The Melting POP a interrogé Mark Daumail, l’auteur-compositeur-interprète qui a donné vie au projet en 2005. Entre carrière solo, retour inattendu et maturité, rencontre avec un artiste solaire, sincère qui risque bien de vous séduire avec un album lumineux et intime.



Salut Mark, Il y a deux ans, tu sortais un album solo intitulé « Speed Of Light », cependant, le 26 août prochain, c’est seul, mais sous le pseudonyme Cocoon que tu sortiras « Welcome Home » peux-tu nous éclairer sur ce nouveau projet ?

En 2012, lorsque j’ai commencé à travailler sur mes projets solos, je pensais réellement que Cocoon entrait dans une pause définitive. Cependant, il y a 20 mois, ma compagne a donné naissance à notre premier enfant, hélas à la naissance les médecins ont détecté une maladie cardiaque. Le choc a été difficile pour mon épouse et moi-même et très vite notre quotidien a été marqué par des allers et retours à l’hôpital. Un jour, j’ai eu envie d’amener ma guitare, je voulais apporter un peu de douceur et de musique à cette spirale infernale. Inconsciemment, j’ai commencé à écrire, à chanter pour mon fils. Une fois la guérison annoncée, j’ai fait écouter les pistes à mon entourage et tous étaient unanimes et s’accordaient à dire que l’atmosphère de ces nouvelles pistes sonnait très Cocoon, j’ai donc décidé de reprendre le projet.

Cocoon revient sans Morgane Imbeaud, qui assurait les voix féminines sur les deux précédents opus, qu’est-ce qui t’a poussé à faire ce choix ?

Avec Morgane, on avait l’impression d’être arrivé au bout de notre projet, on aimait notre naïveté, mais on avait l’impression d’avoir fait le tour. Quand je lui ai proposé le projet « Welcome Home », mais qu’elle a préféré donner suites à ses projets solos, ça a été difficile, puis en y réfléchissant, j’ai vécu ça comme un signe. Mes textes étaient plus personnels, c’était peut-être le bon moment pour un nouveau départ.

"J’espère que le public ressentira la progression artistique"


En parlant de textes plus personnels, on sent plus de sensibilité et de chaleur sur cet opus, est-ce que c’est parce qu’il est inspiré directement de l’expérience vécue avec ton fils ?

Absolument. La moitié des textes ont été écrits lorsque mon fils était encore à l’hôpital. Avec ma femme, nous étions tristes, mais j’avais envie d’aller à contre-courant et d’écrire sur le bonheur. Je voulais amener de la vie et de la douceur. Cet album, il parle de paternité, d’enfance, de famille, c’est l’album d’un jeune père, peut-être pas encore celui de la maturité, mais il s’en rapproche même si je n’aime pas l’expression. 

Le titre de l’album, c’est un clin d’œil au retour de ton fils et à sa guérison ?

Oui, c’est bien ça, j’ai voulu fêter son arrivée un peu tardive parmi nous. De plus, pour les artworks de l’album, j’ai voulu jouer avec le mot « maison ». Chacun des textes est associés à un lieu, un foyer, un bâtiment, le visuel c’est important. Ici, on a travaillé avec Esther Pearl Waston, une artiste américaine bourrée de talent. Avec ses peintures, elle a réussi à percer le message de mes chansons. 

Quel est ton titre favori sur ce nouvel album ?

Sans hésitation, « Retreat » la piste d’ouverture. Avec cette chanson, j’ai eu l’impression de franchir un cap, d’évoluer. Quand j’ai fini ce titre, pour la première fois depuis longtemps je me suis senti fier de mon travail. « Retreat » a vraiment été le point de départ de cet album et j’espère qu’il pourra faire ressentir au public la progression artistique que j’ai ressentie en la créant.



Tu as beaucoup voyagé pour concocter cet album, tu peux nous en dire plus ?

En fait, j’ai beaucoup travaillé seul sur cet album, mais les dernières chansons ont été plus difficiles à créer. Du coup, je me suis entouré de trois personnes, dont Matthew E.White un producteur américain hallucinant avec un niveau musical époustouflant. Pour les recordings vocaux, j’ai passé 12 jours à Berlin avec un producteur qui m’a aidé à travailler sur la précision de ma voix. Il a changé la perception que j’avais de la musique et des enregistrements.

Outre la sortie de l’album, est-ce que tu prépares d’autres projets ?

Oui, il y a la tournée** qui démarre en octobre. Je serais sur scène avec Paul et Guillaume deux amis bordelais qui géreront les basses et les batteries. Au niveau des voix féminines, il y aura Leslie et Dorothée. À vrai dire, avec ce groupe, j’ai vraiment voulu recréer l’esprit d’une petite chorale. J’espère que Morgane viendra nous faire un petit clin d’œil sur quelques dates et pour nos amis belges, Cocoon sera présent au Summer Festival à Bruxelles le 14 août prochain, ça sera l’occasion de faire nos preuves ensemble pour la première fois.

Tu as lancé sur Facebook, la Cocoon ClassRoom dans laquelle tu expliques à tes fans comment jouer tes morceaux, c’est important pour toi de te sentir proche de ta communauté ?
Oui, ça a toujours été très important pour moi d’être proche des gens qui me soutiennent. C’est fascinant, mais en faisant un tour sur le web, j’ai remarqué le nombre conséquent de personnes qui reprenaient les titres de Cocoon. Ça m’a donné envie de faire pareil. De fait, j’ai décidé de prendre ma guitare et de donner des cours pour apprendre à jouer mes chansons. Dans ces vidéos, je suis un professeur un peu nul, ce n’est pas parfait, mais les retours sont positifs et je compte bien continuer.




Sortie de l’album « Welcome Home » de Cocoon le 26 août 2016 – Chez Barclay
**Retrouvez toutes les dates de la tournée sur la page Facebook de Cocoon