samedi 4 juin 2016

#ITW : Juliette Armanet – EP « Cavalier Seule »


En avril dernier, à l’occasion de la sortie de son EP « Cavalier Seule », The Melting POP vous faisait découvrir, le talent de Juliette Armanet. Aujourd’hui, l’artiste est de retour sur le blog pour nous parler de son travail, de ses projets et de ses ambitions. Entretien avec une artiste chaleureuse.



Bonjour Juliette, en 2014, tu débarquais avec « L’Amour en Solitaire », aujourd’hui tu sors l’EP « Cavalier Seule » hormis la solitude, il y a un lien entre les deux ?

Oui, mais les deux projets sont très différents. « L’Amour en Solitaire » c’est mon premier single, c’est quelque chose de doux. A contrario, « Cavalier Seule » est plus conquérant, plus viril. J’ai bien envie de reprendre « L’Amour en Solitaire » sur mon premier album et de le réarranger afin qu’il colle à l’univers que j’ai emprunté avec l’EP.

Tu parles d’album, d’univers, qu’est-ce que tu nous prépares ?

À vrai dire, j’entre en studio fin août. Pour le moment, je travaille surtout sur les pré-productions. J’espère que l’album pourra sortir en janvier 2017. Au niveau de l’univers, j’aime bien la voie mi 70’s – mi 80’s empruntée avec « Cavalier Seule », c’est frais, c’est acoustique, je pense avoir trouvé la bonne direction.

En parlant de direction, la presse spécialisée à très bien accueilli ton 1er EP, qu’est-ce que ça fait d’être considérée comme une surdouée de la musique ?

(Rires). Oh, je suis très contente des retours positifs reçus grâce à l’EP, mais je ne suis pas sûre d’être considérée comme une surdouée de la musique. Après, c’est évident que cet accueil bienveillant et chaleureux donne envie d’aller plus loin.

« Debussy, Ophélie Winter, Barbara, pour moi, l’inspiration est partout ! »

Tes textes sont naïfs, tes mélodies sont aériennes, ton visuel est kitchissime, c’est quoi ta recette pour garder un travail homogène ?

(Rires). Pour tout dire, je ne recherche pas l’homogénéité. Personnellement, j’aime dérouter mes auditeurs, j’aime explorer tenter de nouvelles choses, je n’ai pas envie d’être enfermée dans une niche, je préfère cultiver l’hétéroclisme. Musicalement je ne m’interdis rien !

Qu’est-ce qui t’inspire musicalement ?

Ce qui m’inspire le plus, c’est la musique. Je ne peux pas écrire sans elle. La mélodie, c’est le noyau de mon travail. Après, en termes d’héritage, je travaille de manière assez inconsciente. De Claude Debussy à Ophélie Winter en passant par Michael Jackson et Barbara, je pense que l’inspiration est partout. Le plus important, c’est l’attitude, les émotions. Souvent, on me compare à Michel Berger ou à William Sheller, mais il y a plein d’autres influences dans ma musique.

Tu n’as pas peur d’être enfermée dans une case à cause des comparaisons faciles ?

Non, je revendique mon héritage très variété. La variété française c’est un domaine musical très ouvert qui peut rassembler les hipsters, le public populaire, la sexagénaire ou encore l’ado de 15 ans. Je suis fière d’être considérée comme une artiste de variété. Ça me plaît d’avoir un public large et différent. L’éclectisme c’est quelque chose de généreux.

Tes visuels sont assez saugrenus et contemporains d’où t’es venue l’idée de partir dans cette direction ?

Je travaille avec un ami, Théo Mercier. Il est plasticien, sculpteur, il a plusieurs cordes à son arc. Avec lui, j’aime discuter, on se connait bien et de fait, je pense qu’il a une vision très précise de mon univers. Au niveau visuel, c’est lui le magicien, il a réussi à faire l’attelage entre l’étonnant, le dérangeant et la douceur, ça me ressemble bien.

Tu seras en concert à Paris le 13 juin**, qu’est-ce que tu prépares pour cette date ?

Je sors tout juste de résidence, et pour la première fois, je ne serais pas seule sur scène. J’ai travaillé avec une poignée de musiciens et nous avons concocté 7 ou 8 titres que nous allons jouer de manière très différente. Tout a été réarrangé, nous avons souhaité mettre en avant les instruments, j’ai hâte de voir ce que le public va en penser.

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ? 

J’aimerais que les choses continuent d’avancer et que la graine qui a été plantée avec l’EP prenne la plus belle forme qui soit. Je suis confiante dans le travail, mais je reste terre-à-terre, le succès est aléatoire et je préfère ne pas trop m’y fier. Pour l’heure le plus important c’est le travail et si ne fonctionne pas j’irai vendre du fromage de chèvre (rires). J’ai des ressources, mais pour l’heure, je vis au jour le jour.



Juliette Armanet – EP « Cavalier Seule » disponible depuis le 29 avril 2016

** En concert à Paris le 13 juin à 20h00 au FLOW 

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