mercredi 23 novembre 2016

#Music : Nouvelle Vague nous détend sur « I Could Be Happy »

Les albums de reprises tout le monde en a déjà entendu parler, tout le monde en a déjà écouté et tout le monde a déjà été déçu. Cependant, bien avant l’avalanche d’albums de ce genre, qui a déferlé sur les ondes francophones il y a quelques années, deux producteurs français avaient eu l’idée de se lancer dans un concept, celui de créer un groupe de reprise qui reprendrait des grands classiques de la new-wave. Intitulé « Nouvelle Vague » en référence à sa mission principale, le projet a donné naissance, entre 2004 et 2011, à pas moins de quatre opus, tous accueillis chaleureusement par la critique, mais également par les amateurs de musiques aux quatre coins du monde. Emmenée par une poignée d’artistes de talent (Camille, Élodie Frégé, Vanessa Paradis, Julien Doré, Olivia Ruiz…), Nouvelle Vague avait réussi le pari fou de reprendre et de réinterpréter avec élégances, Blondie, The Police ou encore The Clash pour ne citer qu’eux. Début novembre après six longues années d’absence, la génération Nouvelle Vague toujours emmenée par le tandem Marc Collin – Olivier Libaux qui était à l’origine du projet, est revenue dans les bacs avec un 5e opus intitulé « I Could Be Happy ».  The Melting POP l’a écouté pour vous, et on vous en parle  



Près de six ans jour pour jour, après « Couleurs sur Paris », Nouvelle Vague est de retour avec un nouveau chapitre. Au programme de celui çi, des reprises de grands classiques, mais aussi de la nouveauté avec des compositions originales principalement écrites et composées par Liset Alea et Élodie Frégé deux des principales têtes d’affiche de ce 5e album.  Si la première encore peu connue du grand public se révèle et nous enchante sur ce projet grâce à une douceur et un exotisme enivrant, la seconde poursuit son ascension artistique. Pour cause après l’excellent mais incompris « Amuse-Bouche » la flamboyante Élodie Frégé revient au meilleur de sa forme, toujours aussi séductrice, elle pose tantôt sa voix, tantôt ses mots sur des compositions élégantes. A leurs côtés, on retrouve également Mélanie Pain, qui après avoir publié son 3e album « Parachute » en octobre dernier retrouve l’équipe qui a participé à son ascension. 

Légères et exquises, les pistes de ce nouvel album emmènent l’auditeur sur de nouveaux terrains tout en conservant les inspirations punks qui sont à la base du concept. Ainsi, au détour des 10 pistes qui composent l’opus et parmi les 6 reprises qu’il contient, on retrouve avec plaisir des versions magistralement réorchestrées des tubes de The Cure et The Ramones mais également des épopées plus confidentielles avec Richard Hell & The Voidoids ou encore les Écossais de Cocteau Twins. Malgré cette petite prise de risque, « I Could Be Happy » tient la route et les compositions originales viennent souffler un vent de fraîcheur sur l’aventure Nouvelle Vague, et celle-ci semble avoir encore de beaux jours devant elle. Du coté de nos coups de cœur, on retiendra « I Wanna Be Sedated » qui séduit grâce à sa petite mélodie affriolante mêlée au charme de la fougueuse Camille, mais également « I Could Be Happy » qui se veut aussi frais que relaxant et « Algo Familiar » qui inscrit directement Liset Alea sur la liste des artistes à suivre de près, de très près, de très très près. Véritable révélation de cet album l’artiste cubaine offre une piste chaude teintée d’une instru sombre et nostalgique. On ne prend aucun risque en vous annonçant qu’on finira par vous reparler d’elle !  

Plus intimiste que ses prédécesseurs, « I Could Be Happy » n’en reste pas moins une véritable réussite. Oubliez donc les déceptions quasi systématiques liées aux albums de reprises et laissez-vous emporter par cette douce et harmonique vague, qui malgré plus d’une décennie d’existence continue de brandir fièrement son statut de nouveauté. Porté par une brochette d’artistes et de producteurs ambitieux et talentueux, l’album est actuellement défendu sur scène et ce jusqu'en 2017. Une nouvelle fois c’est tout autour du globe que la jolie troupe se produira, ne perdez pas une occasion de vous faire de bien ! 



lundi 21 novembre 2016

La Jungle : le duo belge qui va vous rendre accro

Depuis bientôt deux ans, notre mission principale chez The Melting POP, c’est de vous faire découvrir des artistes émergents ou confirmés venus d’horizons différents. Fidèle à nos convictions, on continue aujourd’hui de les respecter en vous faisant découvrir la formation belge « La Jungle ». Attention, addiction assurée ! 



La musique pour l’art et sans artifice, voilà la maxime de Mathieu Flasse et Rémi Venant deux jeunes montois ambitieux qui ensemble forme depuis 2013, le duo « La Jungle ». Si le premier est derrière le projet « La Fabrique des Singes » qu’on vous présentait en avril 2015, le second bosse, de son côté au Vecteur à Charleroi, un des lieux culturels les plus branchés de la culture carolorégienne. On vous en a déjà de nombreuses fois parlé sur ce blog et si vous n’y avez pas encore fait un tour, on vous recommande vivement de remettre votre existence en question. 

Bref, revenons-en à l’essentiel, face à ce joli mélange de singularité, vous vous doutez bien que le fruit de leur collaboration sort des sentiers battus, et ce, pour notre plus grand plaisir. Avec La Jungle, on oublie les catégories musicales stéréotypées et maintes fois entendues pour laisser place à un son plus atypique. Fonctionnant principalement sur le tandem basse/batterie et en y incluant de sobres touches électroniques, le duo évite magistralement les cases préconçues pour un résultat qui oscille – et on s’excuse d’ores et déjà pour la classification facile – entre noise music et math-rock. Au travers de leurs productions, les deux artistes proposent une musique vrombissante, explosive, transcendante dont l’objet principal n’est nullement d’être anticonformiste, mais bien de mettre à l’honneur les instruments afin d’en tirer un son dont l’attraction mélodique outrepassera la simple écoute de consommation. Taillé pour le live, le travail de La Jungle agit sur l’auditeur comme une drogue subtile qui prend habilement possession de l’esprit. Les muscles se détendent, les membres se délient, La Jungle agit sur le corps et les sens pour un good-trip sans descente. 

Après un premier album éponyme paru en 2015, les deux amis sont revenus il y a quelques mois avec leur second opus sobrement intitulé « II ». Composé de cinq pistes, pour une durée totale d’une quarantaine de minutes, ce second album imbibé d’une maîtrise artistique absolue est aussi bourré d’audace et de folie. A chaque écoute, l’adrénaline est en trans’, mieux que la Tour de la Terreur ou que les montagnes russes, « II » confirme que les deux Belges sont plus que deux hipsters illuminés. Pour preuve entre ambitions, avant-gardisme et lâché prise, le tandem semble avoir trouvé sa cadence et à ce rythme là, ils sont bien partis pour figurer au panthéon des précurseurs de la musique de demain.  

dimanche 20 novembre 2016

La récap'POP de novembre (partie 2.1)

Chose promise, chose due, dans notre dernière Récap’POP paru il y a quelques jours, on vous annonçait l’arrivée d’une nouvelle sélection musicale. Le mois de novembre étant chargé, on ne résiste pas à l'idée de vous faire découvrir les artistes qui squattent actuellement nos écouteurs. À la carte, des habitués du blog et de nouvelles têtes. C’est parti !   

Zella Day revient en douceur avant son second album 

De tous les artistes qu’on vous a présentés sur le blog en deux ans, Zella Day est probablement l’une de nos plus belles découvertes. Pour cause, avec son premier album « Kicker » et ses mélodies chaudes et nostalgiques, la jeune artiste venue d’Arizona nous avait pleinement séduits. Aujourd’hui, alors qu’elle planche sur un deuxième album, l’interprète de «Mustang Kids» revient avec un vinyle composé de deux titres. 

Intitulé « Man on the Moon » et « Hunnie Pie » ces deux pistes également parues en digitale le 18 novembre nous permettent de retrouver une Zella Day rêveuse et psychédélique. Emplies de douceur, les deux chansons bercent sobrement l’auditeur, tout en nous mettant l’eau à la bouche à l’idée de profiter dans les prochains mois d’un nouvel album. On en vous en reparlera ! 



Kendra Morris poursuit avec « Woman » 

Souvenez-vous, en mai dernier The Melting POP vous présentait Kendra Morris et son EP « Babble » au travers du subtil et aérien « Avalanche ». Quelques mois plus tard,l’artiste est de retour avec un tout nouvel extrait de cet EP et une nouvelle fois on adhère complètement à son univers.  

Intitulé « Woman » ce nouvel extrait inspiré par Instagram et les réseaux sociaux, raconte l’histoire d’une femme qui se ne peut s’empêcher de comparer sa vie à celle d’une autre. Accompagnée d’un clip aussi captivant que glaçant, la piste nous emmène au cœur d’un univers habile et divinement bien ficelé. Dans cet univers, la voix de Kendra résonne de manière somptueuse. Teintée de soul, elle nous rappelle parfois Joss Stone et c’est un compliment ! 



DeLaurentis : l’électro qualitatif 

En mai dernier, The Melting POP découvrait DeLaurentis. Hélas, nous n’avions pas pris le temps de vous en parler davantage. Aujourd’hui, à l’occasion de la sortie du dernier clip de l’artiste on fait notre mea-culpa, en vous proposant un petit zoom sur sa musique et son univers. 

En 2015, DeLaurentis débarquait sur la scène pop-alternative française avec son premier EP éponyme. Encensée par la critique, cette jeune Toulousaine réussissait haut la main, le pari fou de proposer un premier travail qu’elle avait presque entièrement écrit, produit, interprété et composé. De cet EP riche de 6 titres, on retiendra le mélancolique « Sparrow ». Cependant, si on évoque l’artiste aujourd’hui, c’est pour vous parler de son deuxième bijou « Brand New Soul » paru au printemps dernier. Sur ce deuxième effort, Cécile de Laurentis, confirme son aisance artistique. Ainsi, au travers de cinq pistes toutes plus envoûtantes les unes que les autres, elle réussit à déployer sur des mélodies électroniques pointilleuses un univers singulier duquel semble émaner une intelligence esthétique. Parsemée de murmures et de sensualité, la musique de DeLaurentis transcende l’auditeur à chaque écoute. 

Dans son dernier clip « Brand New Soul », l’artiste persiste et signe en proposant un univers visuel tout aussi élégant avec en bonus, une chorégraphie brûlante et hypnotique signée Davina Villeneuve



Lao Ra : LA révélation colombienne 

Attention, l’artiste qu’on vous présente à présent va vous faire danser et son nom risque bien de se lire sur toutes les lèvres dans les prochains mois. 

Tout droit venue de Colombie, ce phénomène en devenir s’appelle Lao Ra et après un premier EP « Jesus Made Me Bad » paru en mars dernier, l’artiste revient avec une petite bombe intitulée « Bang Boom ». Sur ce morceau frais et léger, l’artiste fait la synthèse du flow percutant de M.I.A et du son chaud de . Si on devait résumer la puissance musicale du morceau, on choisirait deux mots « Bang » « Boom » !

 Déjà joué plus de 600.000 fois sur Spotify en moins d’un mois, Lao Ra tient entre ses mains son premier tube et son avenir s’annonce radieux ! 



mercredi 16 novembre 2016

La récap’POP de novembre (Partie 2)

Quinze jours après son dernier numéro, la Récap’POP est de retour sur The Melting POP. Une nouvelle fois le programme est chargé, des retours, des découvertes et un coup de cœur. Laissez-vous guider, et en avant la musique !

LIV lève le voile sur l’envoûtant « Dream Awake » 

Il y a quelques semaines, Lykke Li annonçait son retour en compagnie de Miike Snow, Andrew Wyatt et Pontus Winnberg sur le projet de super-groupe  LIV . Emmené par Jeff Bhasker qui a entre autres produit P!Nk et Natalia Kills, la petite troupe proposait le quelque peu décevant « Wings Of Love ».

Après cette petite déception, la chanteuse suédoise nous rassure en proposant « Dream Awake », un nouveau single envoûtant qui mêle à merveille son univers nostalgique et les productions captivantes de Jeff Bhasker. Toujours aussi délicate et saturnienne, l’interprète de « Never Gonna Love Again » envoûte l’auditeur grâce à sa voix atypique et légère. Nous voilà rassurés.



Gin Wigmore propose le rock’n’roll et entêtant « Dirty Mercy » 

Un peu plus d’un an après son excellent troisième album « Blood To Bone », l’artiste néo-zélandaise Gin Wigmore fait son retour avec un nouveau single annonciateur d’un 4e opus à paraître en 2017. Sur ce nouveau morceau intitulé « Dirty Mercy », celle qu’on vous présentait au détour d’un de nos articles en fin d’année dernière, envoie du lourd. Mélodie énergique, voix explosive, la jeune femme continue de nous séduire grâce à sa fibre rock entraînante. 

Annoncé comme beaucoup plus « trashy » et plus positif que ces prédécesseurs, le 4e album de Gin devrait nous étonner. En attendant, d'en découvrir davantage sur ce nouveau projet, on matte en boucle, le nouveau clip de l'artiste et on se laisse emporter.



Zak Abel ramène le soleil avec « Unstable » 

Attention, le jeune Zak Abel est bien parti pour faire sensation. Âgé de 22 printemps, ce jeune londonien qui a récemment signé un contrat avec « Atlantic Record » espère bien séduire le public avec sa POP dynamique et rafraîchissante.  Après plusieurs featurings et un premier EP en 2015, il s’apprête à sortir son premier album « Only When We’re Naked » à paraître le 3 février prochain. En guise d’amuse-bouche pour faire patienter ses fans qui commencent à se faire nombreux, l’artiste a récemment dévoilé le dansant « Unstable ». Teinté de POP et de sonorités reggae, ce morceau qui sent bon le soleil laisse présager un premier album qui ne devrait pas nous décevoir. 

Ex-champion de tennis de table, le jeune artiste ne devrait pas avoir de mal à réussir sa reconversion, chez The Melting POP on est déjà fan ! Pas vous ?



Rêverie de HAUTE – le coup de cœur de novembre ! 

Pour vous proposer ses Récap’POP bimensuelles, The Melting POP écoute et analyse chaque quinzaine plus de 40 titres. Parfois, il faut faire des choix et certains titres qu’on avait appréciés passent entre les mails du filet, cependant comme on aime la musique, on ne se contente pas de la consommer et de la jeter et c’est la raison pour laquelle, on revient aujourd’hui avec « Rêverie » un titre qui aurait dû figurer dans notre dernière sélection. 

Produit par le duo électro-POP français HAUTE (Anna Majidson & Romain Hainaut), « Rêverie » est une douce et subtile pépite électronique saupoudrée d’un soupçon de RNB langoureux. En passe de devenir les nouvelles coqueluches des festivals électro-internationaux, les deux frenchies peuvent d’ores et déjà se vanter d’avoir séduit la marque « Sofitel Hotels & Resorts » pour qui ils ont, spécialement composé le HIT « Rêverie ». 



C'est tout pour aujourd'hui, mais restez connecté. Quelque chose me dit que notre sélection de novembre devrait étoffer encore davantage ! 

mardi 15 novembre 2016

Fashion #53 : The Guy Who Walks Into The Fall

Être blogueur, c’est savoir adapter son look en fonction des événements, mais aussi, et surtout en fonction des saisons. En parlant de saison, s’il y en a bien une que TOUS les blogueurs adorent et attendent avec impatience, c’est bel et bien l’automne. Teinté de couleurs et de nostalgie, l’automne offre à ceux qui savent en profiter son lot de petits plaisirs quotidiens. Petite soirée au coin du feu, double dose de café, chocolat chaud, cookies et j’en passe, l’automne est aussi l’occasion pour les fashion-victims de sortir du placard des couleurs et des accessoires plus chauds. 

Pour éviter les déconvenues, on renfile un bonnet, on bénit son écharpe et on craque pour de nouvelles mitaines.  Entre quelques gouttes de pluie, on prend le temps de vagabonder dans les feuilles et de se balader dans les plus jolis parcs de nos régions. Tout comme l’an dernier à la même époque, c’est ce que The Melting POP a fait, et on vous présente ça dans notre 53e #LOOK.













What I Wore: 

Accessories: Bershka, Primark // Beanie: Jules // Boots: Sacha // Jumper: WE Fashion // Leather Jacket: H&M // Scarf: H&M // Slim: Bershka // T-Shirt: Bershka + Cloth Bag 

dimanche 13 novembre 2016

#Culture : "La Peur" s'empare du Théâtre Michel à Paris

Chez The Melting POP, on l’a toujours prôné, notre mot d’ordre, c’est la diversité ! Du coup, lorsqu’on a reçu des places pour aller jeter un œil à « La Peur » l’une des pièces de théâtre les plus acclamées du moment, on a sauté sur l’occasion, afin d’étendre encore un peu plus nos horizons culturels. Loin de nous avoir déçue, l’expérience nous a même grandement surpris… 



En 1920, l’Autrichien Stefan Zweig publiait le recueil « La Peur », un ouvrage constitué de six nouvelles ayant pour thème ce sentiment universel, mais complexe qu’est la crainte. Face au succès de ce recueil, la première de ces six nouvelles a fait l’objet d’une édition séparée, ainsi que de plusieurs adaptations cinématographiques. Cependant, depuis le 7 octobre, c’est au Théâtre Michel à Paris et sous la direction de la jeune comédienne et metteuse en scène Élodie Menant que l’histoire est réadaptée. 

Fidèle à l’œuvre originale, « La Peur » met en scène Irène une jeune bourgeoise délaissée par son époux, qui va poussée par sa solitude, se laisser aller à quelques infidélités avec Édouard son professeur de piano. Un jour, alors qu’elle sort de chez son amant, Irène rencontre Elsa une jeune femme qui lui affirme être la compagne d’Édouard. Accusant Irène d’avoir nui à son bonheur, l’épouse trompée va entreprendre une vengeance teintée de chantage qui va peu à peu nuire au couple et à la vie du personnage principal. Rongée par les remords, tétanisée à l’idée de perdre son mari, Irène va lentement se laisser submergée… 

Aussi énigmatique que charismatique Stefan Zweig était connu pour explorer avec minutie au travers ses œuvres, le mal-être de ses personnages. Maître dans l’art de narrer les sentiments humains, cet artiste torturé avait réussi, grâce à sa précision romanesque à faire en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, de son univers un succès critique et public. Encore et toujours considéré comme l’un des plus grands auteurs européens, Zweig a laissé derrière lui, en se donnant la mort, en 1942, une aura magistrale, dont le spectre n’a fait que croître avec le temps. Délicat donc de reprendre son encre, sans la dénaturer. Pourtant au travers de son adaptation, Élodie Menant parvient à faire d’un exercice difficile, une véritable réussite. De fait, jusqu’au dénouement, les tourments d’Irène frappent et imprègnent le spectateur qui, au-devant d’une souffrance graduée, reste figé à son siège. Outre un jeu d’acteur poignant (le trio Degy, Itovich, Marsaud excelle d’un bout à l’autre de la pièce), cette adaptation jouit d’une mise en scène millimétrée qui nourrit encore davantage le sentiment d’angoisse ressenti par l'assemblée. Ainsi, de sa rencontre avec Elsa et jusqu’aux applaudissements finaux, le personnage joué par Hélène Degy incarne la peur avec une crédibilité croissante et déconcertante.   

Connu pour son exigence et son perfectionnisme, Stefan Zweig n’aurait sans doute pas eu honte de cette adaptation qui semble bien partie pour brûler les planches durant de nombreux mois encore ! « La Peur » est l’affiche du Théâtre Michel jusqu’au 31 décembre prochain, mais on pari tout ce qu’on a et sans trop se mouiller que les prolongations devraient arriver ! Dépêchez-vous, "La Peur" vous réserve son lot de surprises ! 



"La Peur" 
du jeudi au dimanche à 19 heures, jusqu'au 31 décembre 
Théâtre Michel 
38, Rue des Mathurins à 75008 
PARIS

jeudi 10 novembre 2016

Sunset Sons : 4 mecs énergiques et du rock ensoleillé

L’automne bat son plein, la morosité s’installe et les mauvaises nouvelles s’accumulent, du coup chez The Melting POP, on a décidé de vous redonner quelques couleurs. Pour ce faire, on vous présente aujourd’hui un petit groupe anglais qui sent bon le soleil. Préparez-vous, dépaysement garanti ! 



Sous nos parasols aujourd’hui, le quatuor australo-anglais Sunset Sons. Hé, oui ce petit groupe sympathique porte tellement bien son nom qu’on a décidé de troquer nos projecteurs contre quelques accessoires estivaux. Comble de coïncidence, ils sont rencontrés et formés suite à une passion commune, le surf. Rassurez-vous, même si les garçons font du rock, ils n’ont pas décidé de relancer la surf-music. Pour cause, plus proche des Red Hot Chili Pepper que des Beach Boys, la formation propose une musique rafraîchissante où la voix de Rory Williams (le chanteur) épouse les instruments de ces trois comparses Jed Laidlaw, Robin Windram et Pete Harper. Nominés en 2015 aux « BBC Sound Off » dont on vous a déjà parlé à plusieurs reprises (James Bay, Years and Years, …), les Sunset Sons font parties des groupes les plus prometteurs de leur génération. Après avoir sorti quelques EP et séduit de nombreux amateurs de musique à travers l’Europe et les États-Unis, les quatre comparses ont dévoilé en mai dernier leur premier album. Sur cette première galette intitulée « Very Rarely Say Die », le quatuor envoie du lourd, guitares électriques, batteries sautillantes et claviers entêtants, la positivité et la bonne humeur sont de mise. Impossible donc d’écouter le groupe sans être assailli par une vague de fraîcheur et de bonne humeur.  Bourrées d’une énergie communicative, les pistes s’enchaînent et placent l’auditeur dans une bulle chaude et relaxante. Morceaux rock explosifs ou encore de jolies ballades, les premiers pas de nos surfeurs sont plus que réussis et le chemin de leur avenir semble aussi lumineux que leurs productions. 

De passage le 8 novembre à Paris et le 17 à Lyon, les Sunset Sons viennent également de dévoiler le clip de leur nouveau single intitulé « Vrol ». Véritable petit bijou, le morceau dispose de tous les ingrédients pour devenir l’un des tubes de cette fin d’année. Chez nous, on l’écoute déjà en boucle et on a même passé commande pour se procurer la version Deluxe de leur premier album qui comporte 23 titres! On avait besoin d’une surdose de vitamine D. 

mardi 8 novembre 2016

Eyewitness : une romance gay bien cadrée sur fond de thriller inégal


Quelques semaines après vous avoir fait découvrir son coup de cœur série avec le phénomène « This Is Us », The Melting POP est de retour avec un tout nouveau show. Fatigué des éternels triangles amoureux, des couples sous tension vus et revus ? Ça tombe bien, la série qu’on vous propose aujourd’hui, change la donne en mettant en tête d’affiche, l’histoire d’amour compliqué de deux jeunes garçons qui en plus de devoir gérer leurs sentiments naissants, vont devoir faire face à des problèmes qu’ils auraient préféré éviter ! 

James Paxton et Tyler Young incarnent Lukas et Philip, les protagonistes principaux de "Eyewitness"

« Eyewitness », c’est le nom de la série qu’on vous évoquait dans l’introduction. Lancé mi-octobre sur la chaîne câblée USA Network, ce petit hybride télévisuel est l’adaptation américaine d’une mini-série norvégienne appelée « Øyevitne », traduite en français sous le nom « Témoin sous Silence ». Acclamée par la critique, la version norvégienne qui a eu les honneurs d’une diffusion sur Arte en France et en Allemagne a donc été rachetée par les studios américains. Évidemment, le remake est beaucoup moins pointilleux que l’original, mais pour souligner la jolie prise de risque de mettre en vedette deux personnages homosexuels sans en faire des clichés ambulants on a décidé de vous en toucher quelques mots. 

Dans sa version US, « Eyewitness » suit le quotidien tourmenté de Philip et Lukas deux adolescents épris l’un de l’autre qui vont, alors qu’ils sont sur le point de faire l’amour, assister à une tuerie qui va bousculer non seulement leur propre quotidien, mais également celui de la petite ville dans laquelle ils vivent. De fait, si Philip assume totalement sa sexualité, Lukas a quant à lui, un peu plus de mal à savoir ce qu’il veut. Hors de question, donc pour ces deux garçons qui sont supposés se détester, de parler à la police de ce qu’ils ont vu. Hélas, le silence des deux adolescents va entraîner avec lui son lot de rebondissements. Meurtres, mensonges et manigances vont donc le temps de 10 épisodes rythmer la vie des habitants de cette petite bourgade auparavant bien calme. 

Malgré une narration qui tire en longueur - on vous dit ça alors qu’on est à l’épisode 3 -, des rebondissements qui sentent le réchauffé et des coïncidences qui nous donneraient presque envie d’éteindre la télé, « Eyewitness » réussi à retranscrire sans trop de fausses notes, la relation tumultueuse qui lie Philip et Lukas. Interprétés par Tyler Young et James Paxton, deux jeunes acteurs débutants, les deux adolescents vont à mesure que le chaos va prendre d’assaut leur ville, se rapprocher, se blesser et ainsi construire une relation alambiquée qu’on prend plaisir à voir évoluer. Certes on ne passe pas à côté de certains clichés, mais la manière dont la relation des deux jeunes amants est traitée résume et explore de manière relativement juste la difficulté d’être homosexuel dans un milieu rural. Si Philip vit une adolescence tranquille et que sa famille, notamment sa mère qui est shérif de la ville semble accepter la situation, pour Lukas les choses sont beaucoup plus complexes et c’est justement toute cette complexité qui fait la force de la série. Être avec l’être aimé où répondre aux valeurs et aux attentes de sa famille, Lukas va devoir un choix !

En dehors de leur amourette, les deux ados incarnent des personnages classiques. Pour cause, le piège du garçon un brin bourrin et de l’autre, un peu fragile est soigneusement évité. L’Amérique - en s’inspirant de la Norvège rappelons-le – a donc réussi à mettre en tête d’affiche deux personnages homosexuels sans en faire de vulgaires stéréotypes. On applaudit l’effort. 

Loin d’être un chef-d'œuvre, « Eyewitness » aurait probablement gagné à s’éloigner des réflexes faciles d’un thriller classique, mais la prise de risque et le traitement de l’homophobie et des préjugés en milieu rural sans verser dans la compassion larmoyante et les clichés faciles méritaient d’être soulignés. À voir donc, mais s'en trop en attendre ! 

dimanche 6 novembre 2016

#Concert : le duo allemand BOY fait virevolter le Reflektor

Vendredi 4 novembre, The Melting POP avait réservé ses places pour découvrir en live le duo féminin germano-suisse BOY. Fondée en 2007, cette sympathique formation a séduit le public européen et japonais en 2011 grâce à son premier album « Mutual Friends » qui comportait le tube « Little Numbers » utilisé pour promouvoir une grande compagnie aérienne.



Des mélodies pop sautillantes, des textes captivants et un soupçon de charme, voici la recette utilisée par Valeska Steiner et Sonja Glass pour envoûter le public. Après une escapade américaine et une pause de deux ans, les filles ont sorti en 2015 leur second opus « We Were Here ». Toujours aussi fascinante la musique des demoiselles y évolue naturellement en laissant davantage de place à la voix touchante et puissante de Valeska, qui nous rappelle sur certaines pistes la charismatique Alanis Morissette.  Pour promouvoir ce beau projet, mais également pour partager avec le public leurs nouvelles et leurs anciennes mélodies, les deux artistes ont lancé cet été une tournée européenne qui a déjà séduit de nombreux mélomanes. À cette occasion, les interprètes de « Fear » se sont arrêtées à Liège pour un concert bourré d’énergie et de sensualité. Accompagnées d’une poignée de musiciens aussi énergiques que talentueux, Valeska et Sonja ont repris, un à un tous les morceaux favoris du public. Dans une ambiance intimiste et décontractée, le Reflektor a été pris d’assaut par la fougue et le talent de la petite troupe. 

Musicalité sans fausse note et énergie débordante, ajoutée à la voix intense de la jeune chanteuse allemande qui a livré une prestation vocale de haut vol, The Melting POP s’est laissé emporter sans se faire prier. Puisqu’on est super sympa et qu’on aime partager avec vous nos découvertes, on vous laisse découvrir la POP esthétique et subtile de ce petit duo qui va vous faire chavirer. 



mercredi 2 novembre 2016

La récap'POP de novembre (Partie 1)

La récap’POP le rendez-vous musical de The Melting POP est de retour sur le blog. Au programme de ce numéro de novembre des artistes mainstream, des nouveaux venus et des bonnes surprises. Préparez-vous, c’est chargé !

Charli XCX s’assagit sur « After the Afterparty »

Il y a un peu plus de deux ans, Charli XCX voyait sa carrière exploser grâce au tube « Fancy » aux côtés de Iggy Azalea, mais aussi grâce à sa participation à la bande originale du film « Nos Étoiles Contraires » sur laquelle elle interprétait l’entêtant « Boom Clap ». Dans la foulée, la jeune anglaise qui s’était auparavant surtout fait remarquer pour sa POP underground, sortait « Sucker » son 2e album studio. Hélas, malgré le succès du single « Break The Rules » l’artiste n’avait pas réussi à transformer l’essai. Qu’à cela ne tienne après avoir timidement sorti en début d’année l’EP « Vroom Vroom », celle qui a prêté sa voix au tube « I Don’t Care » des Icona POP est de retour avec un nouveau single annonciateur d’un 3e album à paraître au printemps 2017. Intitulé « After The Afterparty », ce nouveau titre est une pépite POP radiophonique qui devrait sans problème séduire les programmateurs. Avec une voix plus douce qu’à l’accoutumée et une mélodie plus sobre, l’artiste semble s’être aseptisé. Heureusement, elle conserve toute sa fouge et son énergie dans la vidéo du single, qui tombe à pic pour la saison ! 


Bebe Rexha retente sa chance avec « I Got You »

En 2014, quelques mois avant le succès mondial du single « Hey Mama » de David Guetta et Nicki Minaj, The Melting POP vous présentait Bebe Rexha. Si à l’époque nous avions misé gros sur l’artiste, force est de constater que les choses ne se sont pas passées comme prévu. Pour cause, absente aux crédits du tube « Hey Mama », l’artiste avait préféré se mettre en retrait pour surprendre davantage. Malheureusement, ce choix stratégique ne sait pas révéler payant puisque son EP « I Don’t Wanna Grow Up » est passé inaperçu tandis que son duo événement avec Nicki Minaj fût une grande déception. Pas découragée, celle qui a trusté le haut des charts tout l’été avec G-Eazy sur le titre « Me, Myself and I » est de retour. Bien décidé à faire de son premier album un succès l’artiste a récemment envoyé aux radios l’estival et dansant « I Got You ».

Bourré de sensualité, ce nouveau titre a donc la lourde tâche de servir de nouvelle rampe de lancement à l’album « A.Y.F » qui devrait sortir en janvier 2017.




Loic Nottet enfin de retour avec « Million Eyes »

Depuis 2015 et son passage remarqué à l’Eurovision, le jeune Loic Nottet a fait du chemin. Outre son tube « Rhythm Inside » l’artiste s’est fait remarquer pour son passage et sa victoire dans l’émission « Danse avec les Stars ». Après quelques mois de silence et de travail, le jeune carolo est de retour et ça valait le coup d’attendre.  


Pour son retour, le chanteur/danseur propose le titre « Million Eyes » une ballade poignante à mi-chemin entre les univers de Sia et Marina Kayes. Sombre et prenant le titre est d’ores et déjà accompagné d’un clip qui vaut le détour. Dans cette vidéo soignée, l’artiste de 20 ans, mêle à merveille ses deux passions le chant et la danse pour le plus grand bonheur de ceux qui l’ont soutenu puis attendu. Premier extrait d’un premier album à paraître au printemps, « Million Eyes » laisse présager le meilleur. Comme quoi la Belgique n’a pas que les frites et Stromae ! 



James Hersey dévoile le clip psychédélique de « Miss You »

Vous l’aurez compris chez The Melting POP on adore faire des paris sur l’avenir et avec l’artiste qui va suivre, on pense pouvoir dire sans trop se mouiller qu’on tient un talent qui devrait connaître dans les prochains mois un succès grandissant.

Jeune Berlinois d’adoption, James Hersey est un songwritter autrichien qui a déjà sorti un album sur ses terres natales. Après un featuring explosif avec Kygo, il débarque aujourd’hui dans nos contrées avec un premier single détonnant qui a déjà fait des ravages sur le web.



Plus de 20 millions d’écoutes sur Spotify, beaucoup d’artistes débutants en rêvent peut y parviennent et pourtant, James Hersey nous prouve que tout est possible. Avec son premier single « Miss You » une ballade électropop succulente, saupoudrée d’une nonchalance addictive, l’artiste de 28 ans a mis tout le monde d’accord. Pour fêter ce joli succès et pour faire patienter ses adeptes avant la sortie de « Pages » son premier EP l’artiste dévoile la vidéo psychédélique de son tube. Chez nous, ça tourne déjà en boucle et on pari que les charts vont bientôt succomber. 



Alexandre Barbier débarque avec « Te Satisfaire » 

Après l’Angleterre, les USA, la Belgique et l’Autriche, The Melting POP fait escale en France pour vous présenter Alexandre Barbier

Après un premier single piquant (« Ce Genre de Filles ») paru en 2012, l’artiste re-débarque avec « Te Satisfaire ». Sur ce morceau, le jeune homme propose une electropop singulière qui emmène directement l’auditeur au cœur d’un univers léger et cotonneux. Avant-coureur d’un premier EP à paraître prochainement « Te Satisfaire » devrait permettre à l’artiste faire ses preuves. Délicieux et intimiste, ce petit morceau sans prétention va à contresens de la POP française actuelle et on redemande ! 



mardi 1 novembre 2016

#ITW : Invigo – EP « Artificial Love »

Souvenez-vous, il y a quelques mois, au détour d’une de nos Récap’POP, on vous présentait Invigo et son univers cosmique au travers de son EP « Outa Space ». Dans cette chronique, nous évoquions, la préparation d’un nouveau court  intitulé « Artificial Love ». À l’occasion de la parution de ce petit bijou dévoilé la semaine dernière, nous vous proposons un entretien exclusif avec l’artiste. Son parcours, ses ambitions, ses projets et bien entendu son EP qu’on vous conseille vivement d’écouter en boucle, Invigo s’est confié à The Melting POP. Entretien avec un jeune artiste prometteur dont on n’a pas fini d’entendre parler ! 



Salut Invigo, peux-tu te présenter et faire un peu le point sur ton parcours pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Salut, je suis musicien et producteur, j’ai sorti mon premier EP « Outa Space » il y a quelque mois. En parallèle, je fais de la musique de film. Avant ça je faisais un peu de cinéma et de théâtre. Concernant mon parcours musical, je fais de la musique depuis tout petit. J’ai d’abord reçu une formation de violoniste classique, puis je me suis mis au piano et à la guitare.

Qu'est-ce qui t’a donné envie de faire de la musique ? 

Les mixtapes des années 80 de mon père, qu’on écoutait gamin dans la voiture, c’était une institution quand on partait en vacances; mélange de Giorgio Moroder, les Beatles, Simon & Garfunkel et plein d’autres trucs. C’est là que j’ai commencé à associer la musique et le voyage.

Tu sors ton nouvel EP Artificial Love, tu peux nous en dire plus sur le projet ?

"Artificial Love", c’est la suite d’une odyssée spatiale entamée avec « Outa Space ». Ca parle d’amour, avec un peu de second degré, un peu de poésie et un visuel pop 80’s. On voyage dans l’espace d’une planète à l’autre en recherchant l’amour. L’EP mélange une electro un peu « grave » avec des morceaux comme "Hope" ou "Blueness" et une pop plus chill ou énergique avec « Afternoon on the Moon » ou « Missing Girl ».



« Chaque morceau est un nouveau challenge »

Ton imaginaire est très centré sur l’espace, quelles sont tes principales inspirations ?

J’adore la science-fiction des années 80,  Star Wars, E.T, Flash Gordon ou encore Tron. Niveau musique des albums comme "Ziggy Stardust" de Bowie, "Dream" on de George Duke, "Dark Side of the Moon" des Pink Floyd ou encore "Moon Safari" de Air.

Sur le nouvel EP tu switches entre pistes ultra-vocales et d’autres plus organiques (Hope) avec des samples, des ambiances, tu peux nous expliquer ce qui t’inspire quand tu te lances dans une compo? 

Quand tu fais du son, tu es inspiré par ce que tu écoutes. J’adore les 70’s et 80’s, mais j’écoute aussi beaucoup d’artistes contemporains, d’où le mélange de styles dans l’EP. Après n’importe quoi peut m’inspirer; un son, une harmonie, une émotion. J’aborde chaque morceau comme un nouveau challenge artistique et technique, une envie de repousser mes limites en matière de production et de composition.

Ton univers est très moderne, pourtant c’est bourré de sonorités rétros, comment tu définirais ta musique ?  

Je dirai que c’est un mélange de : pop, electro, groove, french touch, funk, feel good.

Ton premier EP a reçu de super bonnes critiques qu’est-ce que ça fait et comment tu te sens à l’aube de la sortie du 2e ? 

Les bonnes critiques c’est motivant! tu te dis que t’as pas travaillé pour rien, que ça valait le coup de faire une croix sur ta vie sociale pendant 6 mois, 1 an ! À l’aube de la sortie, c’est un mélange de joie et d’anxiété. Chaque projet artistique c’est ton bébé, tu es super content qu’il soit né, et en même temps tu as peur de ce qui peut lui arriver.

Le LP, des dates de concerts (un passage en Belgique) c’est pour bientôt ? 

Il y a des dates qui arrivent essentiellement sur Paris pour le moment, et la Belgique, ça serait avec plaisir, peut-être l’été prochain ? En ce moment je travaille sur des clips, et je vais organiser un crowdfunfing pour le LP, que j’aimerai sortir au printemps! Dans un autre registre, je compose la musique de « Coma », un film de Déborah Gutmann et Nicolas Catz, c’est un beau projet !