vendredi 31 mars 2017

#Critique: Nelly Furtado renaît en "Phoenix" sur "The Ride"

Cinq ans, c'est ce qu'il aura fallu à Nelly Furtado pour se remettre de l'échec cuisant "The Spirit Indestructible" son 5e album. Murée dans le silence, l'artiste avait préféré s'éloigner des médias et de la musique pour se ressourcer et mener à bien sa vie de famille. Cependant, depuis quelques mois, la chanteuse canadienne prépare son retour. Oubliée la POP suave de "Loose" ou les sonorités folk de son premier opus "Whoa, Nelly!" paru en l'an 2000. Place à une nouvelle Nelly Furtado qui entend bien avec son 6e opus "The Ride" paru le 31 mars, s'aventurer sur de nouveaux chemins. Alors, l'épopée est-elle réussie ? Chez The Melting POP, on a déjà écouté l'opus, et on vous offre quelques éléments réponse! 



"I'm Like a Bird", "Maneater", ou encore "All Good Things Come to an End", personne n'a oublié les refrains et les mélodies entêtantes de Nelly Furtado, cette artiste canadienne qui a explosé à deux reprises les compteurs grâce à un premier album folk frais et captivant, et puis, par la suite, en devenant l'acolyte de Timbaland l'un des producteurs les plus célèbres du milieu des années 2000. Hélas, malgré 25 millions d'albums vendus dans le monde, la chanteuse a déçu avec ses deux derniers opus parus en 2009 et 2012. Bien construit, "The Spirit Indestructible" avait pourtant de nombreuses qualités et quelques bons titres ("Waiting For The Night", "Miracle", "High Life",...) pour remettre l'artiste sur les rails. Cependant, boudé par les radios, et handicapé par une campagne de promotion douteuse (on remercie Interscope spécialisé en la matière) l'album a réalisé l'un des pires scores jamais enregistré par une artiste internationale et la traversée du désert a donc commencé bien avant que la promotion de l'album ne soit terminée. Si nombreux étaient ceux qui pensaient sa carrière définitivement enterrée, il n'en est rien puisqu'avec "The Ride", Nelly Furtado revit et revient sous une nouvelle forme. Plus épanouie, et délestée des contraintes que peuvent imposer les labels, elle offre ici un 6e album auto-produit qui prouve que la maturité a du bon et qu'il est parfois nécessaire et plus sage de ranger son costume de pop-star au placard. 

Vous l'aurez compris, la Nelly Furtado indomptable de "Loose" n'est plus. Pourtant cela ne signifie pas qu'elle va entamer une tournée des campings et devenir l'artiste préférée de vos grands-parents. Certes à 38 ans, la chanteuse ralentit légèrement la cadence, mais la majorité des pistes de "The Ride" surprennent de par leur modernité et leur singularité. Si nous sommes surpris, c'est surtout parce que les extraits qui avaient été distillés sur le web ("Pipe Dreams", "Fatline") ne reflétaient pas la réelle couleur de cet album. Pour cause, si vous vous attendiez à un opus timide et intimiste, détrompez-vous, car "The Ride" est le parfait mélange entre la douceur qui a marqué les débuts de la chanteuse et la nouvelle vague POP alternative qui fait actuellement un tabac chez les jeunes artistes avides d'une révolution musicale. Ainsi, si une bonne moitié de l'album peut-être rangée dans la catégorie folk-introvertie ("Pipe Dreams", "Phoenix"), l'autre moitié étonne de par son énergie et sa dynamique contemporaine pour ne pas dire post-modern. Dans ce registre "Cold Hard Truth" qui est de loin la meilleure piste de l'album, et les excellents "Live" et "Sticks and Stones" n'ont rien à envier à la nouvelle scène alternative qui créé de la musique pour le fun et non plus pour atteindre le but ultime de devenir une superstar. Du coté des bonnes surprises ont retiendra également "Carnival Games" qui nous rappelle avec nostalgie la Nelly Furtado des débuts, une sorte d'Alanis Morissette 2.0 qui après plus de 15 ans de carrière réussit encore à nous émouvoir avec ses ballades et sa voix atypique. Mais aussi "Paris Sun" et "Palace" deux pistes féroces teintées d'une petite énergie rock'n'roll qu'on attendait pas ! 

Plus qu'un retour, "The Ride" est l'occasion pour Nelly Furtado de démontrer qu'elle n'a rien perdu de sa superbe. Travaillé, moderne et bluffant, ce sixième opus dépasse toutes attentes à tel point qu'il est difficile de le comparer dans sa globalité à ce qu'a proposé l'artiste par le passé. Tel un Phoenix, l'interprète de "Island of Me" renaît sur un projet ambitieux et maîtrisé! On vous le recommande vivement ! 

jeudi 30 mars 2017

#ITW: Ornette - Maxi Single - "Take Your Time"

En 2012, Ornette débarquait avec "Crazy" un premier single POP-folk entêtant. Remixé par Nôze, le morceau a très vite pris de l'ampleur dans les classements et a permis à l'artiste de signer son premier succès viral en France et à l'international. Auteure, compositrice et interprète, mais aussi comédienne et pianiste, cette ex-étudiante en musique classique a par la suite multiplié les projets. Cependant, c'est pour la sortie de son dernier maxi-single "Take Your Time" que Bettina Kee de son vrai nom s'est entretenue avec The Melting POP. Souriante et joviale, rencontre avec une artiste qui trace sa route et la ponctue de jolis projets ! 



Pour commencer, peux-tu te présenter ? 

Alors moi c'est Ornette, je suis auteure, compositrice et interprète, mais aussi pianiste et avant d'être chanteuse, j'ai beaucoup joué dans le milieu du jazz et de la POP française, notamment avec des artistes tels que Alain Bashung, Arthur H ou encore Denis Colin. J'ai fait partie de nombreux projets instrumentaux, j'ai toujours chanté, mais mon premier album "Crazy" est sorti en 2011. Cet album a été suivi d'un EP contenant un remix de Nôze, un titre qui encore aujourd'hui a une très belle vie (rires). Après le succès de ce single, j'ai eu envie de me diriger vers de nouveaux formats, plus léger, l'an dernier, je suis revenue avec le single "Go Ahead" et aujourd'hui je présente mon dernier single "Take Your Time". 

Peux-tu justement nous parler de ce nouveau projet ? 

La première version de ce morceau a été écrite au piano, cependant j'ai mis du temps à trouver comment agencer la version finale. J'avais envie d'une production qui rappelle les samples à la manière de "The Roots" sur le single "The Next Movements".  Ensuite, pour ce qui est des remixes, j'ai d'abord rencontré Fink lors d'un voyage en Angleterre et puis j'ai contacté Fabrizio Rat. Ce que j'aime dans le format single et les remixes, c'est que tes productions sont totalement retravaillées, c'est toujours un plaisir pour moi d'écouter la relecture de quelqu'un d'autre. Ce que j'aime dans la musique, c'est que chacun peut aimer un son pour une raison différente. Avec le remixes, tu accèdes à la matérialisation des différents points de vue et je trouve ça hyper-enrichissant ! 

Est-ce que c'est le succès du remix de "Crazy" qui t'a amené à te diriger vers ce format ? 

Oui et non, en faite j'ai reçu le remix de "Crazy" bien avant la sortie de l'album, mais pour des raisons qui me sont inconnues, on ne l'a pas sorti directement. J'ai toujours été très attaché aux remixes, pourtant ce n'est pas le genre de musique vers lequel je me prédestinais. Si on m'avait dit qu'un jour je ferais de la POP-music, je n'y aurais jamais cru. J'avais dans l'idée de faire de la musique expérimentale, conceptuelle, pour ne pas dire intellectuelle. Quand j'étais plus jeune, j'écoutais surtout du classique, du jazz, de la musique minimaliste et de l'électro-acoustique. C'est justement grâce aux remixes que pouvaient faire LFO ou Squarepusher que j'ai découvert des artistes tels que Björk ou Laurie Anderson et que je me suis attaché à la POP. 

Aujourd'hui, est-ce que tu exclus l'idée de revenir avec un album traditionnel ? 

Pas du tout, je travaille à un nouvel album, mais pour le moment je n'ai pas trouvé la direction pour le construire. J'ai plus d'une vingtaine de titres en attente. Le matériel est là, mais tout va tellement vite dans la musique d'aujourd'hui que je veux prendre mon temps pour proposer un projet que j'aurais bien préparé. Mon premier album était assez innocent, spontané, je n'avais pas prévu que les choses se passent de cette manière, j'ai dû apprendre à être une chanteuse et plus seulement une instrumentiste. 

Le clip de "Take Your Time" est original, quelle était ton idée avec cette vidéo ? 

Pour ce clip, j'ai voulu mettre en scène le moment ou tu tournes le vidéo-clip de ton album, de ton maxi. Ce moment ou tout est préparé, mais ou quelques imprévus viennent bousculer les plans qui étaient élaborés. C'est un clip tourné en plan-séquence, ou j'ai voulu m'amuser. Quand j'étais gamine j'adorais le cinéma. Ici, j'ai voulu mélanger un univers réel à des éléments bricolés et parfois oniriques. Dans ce clip, on découvre tous les petits détails de la vie de musicien, des petits moments de détentes avec les jeux vidéos entre deux dates de concerts en passant par les aléas techniques qui finissent par devenir de jolis souvenirs. 

Es-tu d'accord pour dire que "Take Your Time" est un titre feel-good qui fait du bien avec l'arrivée du printemps ? 

Totalement! Sur ce single, j'ai voulu me faire plaisir. On est sur un morceau plus léger après le précédent single "Go Ahead" qui était un peu plus sombre. J'aime jongler avec les sensations, je ne veux pas m'installer dans une musique qui serait toujours la même. Je rejoins d'ailleurs le cinéaste Jacque Rivette quand il dit que les productions sont soumises à la loi de l'alternance, je pense également qu'une production plus gaie fait souvent suite à quelque chose de plus sombre et inversement. 

Depuis ton premier album en 2011, tu as multiplié les projets parfois sur différentes voies, c'est un choix de suivre une carrière construite de manière atypique ? 

Oui et non. Je pense que quand tu es musicien, tu dois t'adapter à ce système instable qu'est le monde de la musique. Par exemple, le label qui a sorti mon premier album a fait faillite donc j'ai dû m'adapter pour faire face à de nouveaux interlocuteurs. Et puis, la musique c'est aussi tout un tas d'imprévus. Au départ le remix de "Crazy" n'était pas prévu pour avoir une sortie commerciale. On l'a lâché sur le web et puis la machine s'est emballée. La musique, c'est quelque chose qui ne se prévoit pas, dont ne maîtrise pas tous les aspects. Petite anecdote, il m'est déjà arrivé de jouer "Crazy" et d'entendre quelqu'un me dire 

- "Oh génial votre reprise d'Ornette" -
- "Ah oui? Et bien merci, en faite Ornette c'est moi ! (rires)
 

C'est quoi justement la suite pour Ornette ? 

Et bien pour le moment, je prépare la sortie de ma prochaine chanson. Et puis cet été, j'aimerais me concentrer, enfin, sur ce nouvel album (rires). Encore une fois, je veux prendre mon temps, mais il va arriver cet album ! Bon après, entre le moment où tu prévois de sortir un album et le moment ou il sort il faut ronger son frein, mais c'est ça aussi la musique !


Découvrez l'intégralité du maxi "Take Your Time" sur Spotify

dimanche 26 mars 2017

Why Elephant débarque avec l’électrisant « Unknow Man on the Moon »

Le 24 mars était une journée chargée en terme de bonnes sorties musicales. Pour cause, outre l'excellent projet « Paris Show Some Love » du Lyonnais John Milk, dont on vous parlais il y a quelques jours, les bacs et les plateformes de streaming et de téléchargement légal accueillaient également « Unknow Man on the Moon » le premier EP du duo français Why Elephant. Après quelques jours d'écoute et de repos, The Melting POP est de retour pour vous en toucher quelques mots, en avant la musique !  



Seulement un an après ses premiers balbutiements, le duo français Why Elephant débarque avec un premier EP de 5 pistes qui mêlent à merveille un rock sombre et électrisant à une POP sulfureuse et décadente. Mariant sans complexe des guitares électriques vrombissantes à des gimmicks mélodiques d'une efficience imparable, le jeune duo impose dès ses débuts un univers aussi maîtrisé que percutant qui réveille les tympans et transporte l'esprit vers un spleen attractif dont vous ne ressortirez pas indemne. Grâce à ses sons denses qui rappellent les meilleures heures du rock anglais et à la voix rugissante de son interprète ce premier projet captive de bout en bout. Efficaces, sombres, parfois teintées d'une pointe de nonchalance, les pistes de « Unknow Man on the Moon » jouissent d'une intensité rare et chacune d'entre elles dispose de ses propres qualités pour séduire et embarquer l'auditeur. 

Derrière ce sympathique tandem au nom mystérieux, on retrouve deux artistes qui n'en sont pas à leur début (ou presque). Le premier Julien Le Nagard, un guitariste qui a monté en compagnie de Pamela Hute son propre label « My Dear Recording » qui publie notamment le premier EP de Why Elephant et Melody Linhart une toute jeune venue sur la scène française. Après un premier single « Everyday » paru en début d'année, cette artiste de 32 ans qui chante depuis 10 ans dans un groupe de chant a capella, sortira « Now or Never » son tout premier album solo le 7 avril prochain. Le planning des prochaines semaines s'annonce chargée pour la jeune femme puisqu'elle présentera son disque à la Nouvelle Seine le 4 avril en compagnie de Charlotte Savary, qu'on vous avez présenté il y a quelques temps déjà. 

Revenons-en maintenant à Why Elephant, le projet commun de nos deux artistes. Chez The Melting POP on s'est déjà sacrifié au son de l'excellent single « Slipping » . On s'est laissé enivrer par la douceur exaltante du titre éponyme sur lequel la voix ronde de Melody dévoile quelques accents de blues et on pourrait trouver tout en tas d'adjectifs pour qualifier notre coup de cœur « Lady Tree », mais on va finir sur un regret, ce premier EP est définitivement trop court et on ne peut qu'attendre un album qui ne manquera certainement pas de répondre à toutes nos attentes ! En attendant, on rejoue l'EP en boucle et vous devriez faire pareil ! 

mercredi 22 mars 2017

#Retour : Perfume Genius annonce son 4e album "No Shape"

Dans la catégorie des retours attendus, il y en avait un qui traînait depuis un petit temps dans les petits papiers de The Melting POP. Connu pour sa plume torturée et ses mélodies célestes, l’artiste dont nous allons parler aujourd’hui fait partie, de cette poignée de musiciens surdoués qui réussissent en à peine quelques secondes à transporter leurs auditeurs au cœur même de l’émotion. Maître dans l’art de marier les sonorités intimistes avec des mots qui toucheront quiconque s’est perdu un jour dans une relation amoureuse difficile, cet artiste s’apprête à revenir en mai prochain avec son quatrième album studio intitulé « No Shape ». A cette occasion, le blog a décidé de consacrer quelques lignes au talentueux, complexe et mystérieux Perfume Genius, lumière !  



Derrière Perfume Genius se cache Mike Hadreas, un américain de 36 ans originaire de la banlieue de Seattle. Génie du piano, il se prédestinait à de grandes études d’art. Malheureusement, l’amour, la drogue et l’alcool le conduiront à traverser des années difficiles qui seront ensuite le fer de lance d’une grande partie de ses écrits. Ses premiers textes, ses premières compositions, Mike va justement les mettre en boîte alors qu’il tente de remonter la pente et de se soigner de ses addictions. Très vite ses pistes brutes et brumeuses, qu’il a lui-même enregistrées avec un audio-casque lui permettront de se faire remarquer et le jeune homme sortira alors son premier album « Learning » en Angleterre, puis aux États-Unis (2010). Porté aux nues par la presse spécialisée internationale, Perfume Genius va très vite imposer sa patte et son univers sur la scène musicale indépendante. Source d’inspiration pour de nombreux jeunes artistes qui n’hésitent pas à reprendre ses chansons, il séduit grâce à l’addition de sa plume torturée et de ses visuels jonglant entre minimalisme et tendances aguicheuses. Complexe l’artiste jongle avec des allures et une gestuelle introvertie tout en s’épanchant librement sur sa sexualité ainsi que son passé douloureux. 

Sur son deuxième album « Put Your Back N 2 It » qui reste à ce jour son plus beau bijou, Mike évolue et délivre des textes magistraux associés à des mélodies soignées qui transportent l’auditeur vers des paysages aussi nostalgiques que mélancoliques. Dans ce registre, « Normal Song », « Put Your Back N 2 It » ou encore « Dark Parts » sont autant d’exemples que nous vous invitons à écouter d’urgence ! Désireux d’évoluer à chaque nouveau projet, l’artiste revient deux ans plus tard, en 2014, avec son troisième album « Too Bright ».  Sur cet opus, Mike délaisse pour la première fois son traditionnel et envoûtant piano-voix pour se diriger vers des sonorités plus musclées allant du rock à la POP. Cependant, ce mélange des genres, est loin d’être une occasion pour l’artiste de céder aux sirènes radiophoniques, puisqu’il continue d’étonner tant sur ses textes qui s’ouvrent davantage sur son public que sur sa voix qui prend sur ce troisième album des proportions plus intenses. 

En 2017, avant d’entamer une tournée nord-américaine et de parcourir les festivals du monde entier (Pukkelpop en Belgique, Haven au Danemark ou encore Way Out West en Suède), l’artiste sortira son 4e album intitulé « No Shape ». Riche de 13 pistes, la galette devrait une nouvelle fois étonner et séduire les fans de la première heure. C’est en tout cas ce que laisse à penser « Slip Away » le premier extrait de cet album, dévoilé par l’artiste le 21 mars dernier. Chez The Melting POP, on est déjà totalement accro à ce nouveau morceau et on ne peut décidément plus attendre avant d’entendre la suite ! 

dimanche 19 mars 2017

John Milk : le frenchy funky de retour avec "Paris Show Some Love"

En 2015, le lyonnais John Milk a suscité l’engouement grâce à son premier album « Treat Me Right », une pépite funky qui a fait danser la critique ainsi qu’une poignée de mélomane. Deux ans après ce joli succès d’estime, l’artiste est de retour avec un deuxième album tout aussi agréable. Intitulé « Paris Show Some Love », ce deuxième opus est une invitation à reprendre goût à la vie après les attentats qui ont frappé la capitale française en novembre 2015. À l’occasion de la sortie de ce joli projet qui sera dans les bacs le 24 mars prochain, The Melting POP a décidé de vous en toucher quelques mots … 



En février dernier, c’est avec le groovy et moderne « When I Get Down » que John Milk lançait les hostilités. Avec ce premier single efficace et positif, l’artiste venait souffler un vent de bonne humeur sur la scène musicale française tout en amorçant délicatement son virage musical. En effet, si « When I Get Down » conservait l’ADN funky de son premier opus, il mettait aussi, grâce à quelques touches électroniques, l’auditeur sur la piste des sonorités qui allaient venir composer ce deuxième album. De fait, même si l’artiste conserve sur ce nouveau projet sa voix soul atypique, il s’éloigne des sons de la Motown qui avaient inspiré son premier album, pour se diriger vers un univers plus urbain. Avec ce disque, l’artiste qui porte aussi la casquette de producteur, explore des horizons hip-hop et électroniques tout en prenant soin de soigner sa singularité en privilégiant, et c’est assez rare pour le souligner l’enregistrement à bandes. Par ce procédé, il réussit à conjuguer l’authenticité des sons d’autrefois avec l’efficacité de la musique d’aujourd’hui. 

Au travers des onze pistes qui composent ce deuxième opus, John Milk séduit et entraîne l’auditeur au son de sa passion créatrice. Qu’elles soient profondément urbaines (« Create », « Paris Show Some Love », « Shout Out ! »), teintées de soul et de R&B (« Natural Girl », « Stir It Up ») ou encore groovy à souhait (« Wood for my Fire »), les pistes de « Paris Show Some Love » embarquent et captivent dès les premières secondes, et ce, grâce à des introductions soignées et efficaces. Rappelant tantôt le RNB des sixties, tantôt les sonorités du Bronx et même parfois Pharell Williams – à la bonne époque – « Paris Show Some Love » réussit à lui seul, à nous faire croire en l’existence d’une scène française underground qui regorge encore de talents méconnus. Outre son ingéniosité mélodique, ce nouvel album est présenté par son interprète comme " une réflexion personnelle et intime sur la capacité de chacun à créer sa propre voie ". De fait, outre ses tempos énergiques l’opus privilégie les textes forts et engagés. La preuve la plus évidente, est "Paris Show Some Love" morceau qui a donné son titre à l’album. Sur cette piste vivante et subtile, l’artiste appelle le peuple à baisser les armes et à répondre à la tragédie par la plus belle des ripostes, l’amour ! 

Porté aux nues après son premier album, John Milk devrait sans problème avec ce nouveau bijou séduire ses premiers adeptes et accroître encore davantage son audience. Véritable espoir de la scène française, l’artiste qui marie à merveille, des sonorités efficaces à des textes astucieux ne laissera certainement pas de marbre les mélomanes amateurs de hip-hop. Urbain, parfois poignant mais toujours honnête, on vous le recommande ! 

vendredi 17 mars 2017

La récap’POP de mars (partie 2)

Eh oui, nous sommes déjà à la mi-mars et il est donc l’heure de partager avec vous notre deuxième Récap’POP du mois ! Au programme de ce nouveau numéro, on parle du nouveau projet d’une habituée du blog, d’un ex-Star-Académicien et on fait également deux petites découvertes sympathiques...En avant la musique ! 

Natalia Kills/ Teddy Sinclair poursuit sa quête identitaire avec "The Powder Room" 

Natalia Noemi Keery-Fisher plus connue pour avoir sorti deux albums sous le pseudonyme Natalia Kills finira-t’elle par se poser et enfin choisir un nom de scène définitif ? Rien n’est moins sûr. En effet, après Verbz, Natalia Cappuccini ou encore Teddy Sinclair, la jeune femme est revenue en 2016 avec le projet Cruel Youth et l’EP "+ 30 mg". Entourée de deux acolytes féminines, l’artiste anglaise s’éloignait doucement de la POP de ses débuts pour se diriger vers un son alternatif salué par la critique. Malheureusement, et en dépit d’une bonne audience en streaming, le projet n’a pas fait trembler les charts. Qu’a ce ne tienne, Teddy et ses camarades de Cruel Youth seraient en studio, en vue d’un deuxième EP à paraître prochainement. En attendant, c’est en solo et sous un nouveau pseudo que l’artiste a fait son retour sur Spotify au mois de février… 

Sous l’appellation « The Powder Room », l’interprète de « Saturday Night » a dévoilé l’électrique et rock’n’roll « I Want It Now ». Muette sur le projet, l’artiste dont le talent n’est pas à prouver devrait revoir sa copie marketing et faire un effort sur ses directions artistiques si elle veut gagner en crédibilité. On accroche mais on commence à être lassé par ces changements parasites.


Jeremy Châtelain revient et se rappelle 

Onze ans après son second opus « Variétés Françaises » et un an après sa camarade de promo Emma Daumas, Jeremy Châtelain ex-candidat de la Star Academy 2 est de retour avec un projet musical. Même s’il n’a jamais réellement quitté le milieu en travaillant pour d’autres ou en participant en tant que chroniqueur musical sur l’émission le Grand 8, l’artiste semblait avoir mis de côté ses envies de proposer des projets artistiques en solo. Cependant, l’année 2017 signe son grand retour puisqu’il vient de proposer un tout nouveau single intitulé « Je me Rappelle ». 

Sur cette piste électro surprenante, l’artiste chante avec nostalgie le souvenir de ses jeunes années. Résolument moderne et bourré de références, ce nouveau titre fait du bien aux oreilles et on en redemande. En attendant de savoir si ce retour se confirme avec un album ou un EP, on partage avec vous le joli clip de ce morceau qui ne devrait pas avoir de mal à tourner sur les ondes !



Overcoats : lumière sur un duo jeune et envoûtant 

Quand deux filles qui aiment la musique se rencontrent et se lient d’amitié, ça donne le duo Overcoats. Derrière ce pseudo original, se cachent donc deux copines (Hana Elion et JJ Mitchell) originaires du Connecticut qui après leurs années collège ont décidé de se lancer dans la musique. Après un premier EP de 3 titres parus en 2015, ces deux amoureuses de musique folk se sont enfermées en studio pour concocter leur premier album « Young » qui sortira le 21 avril prochain. 

Riche de 12 pistes, le projet se dévoile pour le moment au compte goutte sur la toile. En effet, pour promouvoir leur projet, Hana et JJ ont d’ores et déjà dévoilé trois pistes toutes plus enthousiasmantes les unes que les autres. Intitulées « Hold Me Close », « Nighttime Hunger » et « Leave the Light On », les 3 morceaux nous permettent de découvrir les jolies voix de ces deux demoiselles promises à un bel avenir. On vous laisse avec notre morceau coup de cœur et on ne manquera pas de vous reparler d’elles !



Wrabel de retour avec « Bloodstain » 


Quelques mois après le succès viral de son single « 11 Blocks » soutenu sur les réseaux sociaux par son amie Kesha, Wrabel est de retour avec « Bloodstain » un nouvel extrait de son premier album qui devrait paraître dans le courant de l’année 2017. 

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Stephen Wrabel de son vrai nom est un artiste américain qui a fait ses débuts en 2014 avec l’EP « Sideways ». Bourrées de sensibilités et de musicalités les pistes de ce premier projet ont permis à l’artiste de se faire une petite place sur la scène américaine. Crédité sur le prochain album Lea Michele ou encore sur les derniers opus d’Olly Murs et Ellie Goulding, l’artiste compte bien se faire un nom en solo avec son nouveau single « Bloodstein ». Avec ce petit morceau pop efficace, le jeune artiste dont la voix rappelant fortement celle de Charlie Winston, devrait sans problème grossir encore un peu plus les rangs de ses adeptes ! On a déjà succombé pas vous ?

jeudi 16 mars 2017

Fashion #58 : The Guy in Front of the Door


Être blogueur, c’est un travail quotidien. Par exemple, quand il s’agit de shooter un look les complications peuvent très vite s’avérer nombreuses. Pour cause, entre problèmes de luminosité et autres contretemps météorologiques, il n’est pas toujours évident de rentrer d’un shooting avec un contenu qualitatif. Qui plus est, quand on n’a pas la chance de vivre à Paris, Londres ou New York, et que les rues de votre ville sont loin d’être ce qu’il y a de plus hype, il faut trouver des alternatives pour planter le décor de vos futurs fashionpost. Ainsi, un joli mur de pierres, un balcon, ou encore une gare peuvent devenir des options relativement adéquates pour installer le background de vos futures photographies. Parfois, il faut même un peu ruser et s’immiscer quelques minutes devant le domicile d’un inconnu pour profiter du joli décor que peut offrir la façade de leur maison. La pratique peut sembler un peu douteuse et saugrenue, mais elle a souvent porté ses fruits. La preuve, je suis aujourd’hui de retour avec mon 58e look et c’est devant une jolie porte bleue que j’ai décidé de prendre la pause.


Pour ce nouveau look, j’ai porté mon dernier t-shirt coup de cœur de chez Bershka, mon enseigne favorite en la matière (pour ceux qui veulent revoir mon TOP 5, c’estd’ailleurs par ici que ça se passe) et j’ai également décidé de changer de bonnet. En effet, après avoir dit adieu à mon bonnet large de chez Jules qui se faisait un peu vieux, j’ai sorti de mon placard un bonnet Forever 21 que j’avais déniché en novembre dernier, mais que je n’avais pas encore inauguré. Eh oui, quand on est acheteur compulsif, on se retrouve à porter des fringues 6 mois après les avoir achetés… Enfin pas toujours, je dois encore avoir une ou deux fringues toutes neuves qui traînent dans mes tiroirs ! Un jour peut-être, un jour … 












What I Wore:

Bag: POP&C - Charleroi // Beanie: Forever 21 // Iphone Case: WebShop // Jacket: H&M // Jumper: C&A // Shoes: Bershka // Slim: Bershka 

mardi 14 mars 2017

#APP - BustleMusic : le streaming équitable

Chez The Melting POP, on aime vous parler de choses qu’on adore et vous faire partager nos dernières trouvailles. Cependant, parfois c’est les trouvailles qui viennent à nous. Comme on vous l’expliquait dans notre article consacré aux collaborations, on tri sur le volet les informations qu’on reçoit dans nos boîtes mail pour vous proposer un contenu sérieux et relativement objectif. Pour preuve, lorsqu’on a reçu le communiqué de presse de l’application dont nous allons vous parler aujourd’hui, on a tout de suite été séduit, et nous avons directement décidé de nous intéresser de près à ce nouveau concept pour vous en toucher quelques mots... Suivez le guide ! 



On ne va pas entrer dans le détail, le marché du disque va mal et le streaming est devenu une sérieuse alternative à cette crise sans précédent. Ainsi, nombreuses sont les plateformes à proposer de la musique en écoute de manière légale dans le but de rémunérer les artistes. Même si l’idée est bonne et qu’elle a réussi à sauver du naufrage de nombreux artistes et /ou labels, nombreux sont ceux qui n’adhèrent pas aux pratiques mises en place par les géants de l’industrie du streaming. Pour cause, selon le New York Times, un service de streaming comme Spotify rémunérerait un ayant droit entre 0.0001 centime d’euros et 0,0004 centime d’euros (écoutes gratuites vs écoutes payantes). Bien évidemment, la nature des relations financières entre les services de streaming et les artistes est beaucoup plus complexe que cela, mais lorsqu’on analyse la courbe grandissante des abonnées et qu’on la compare à ceux que touchent les artistes, le bât blesse. C’est en prenant en compte ce « décalage inquiétant entre le nombre de personnes qui écoutent de la musique sur Internet et ce que touchent réellement les artistes » que Cyrille Peignot, Ludovic Praud et Benoit Waquet ont eu l’idée de fonder BustleMusic, une initiative française, visant à rémunérer directement les artistes. Avec ce financement direct (le stream & fund), la plateforme musicale de streaming reverse 60% de ses revenus aux artistes, et ce, en fonction de leur audience mensuelle. Pour les artistes indépendants, cette nouvelle manière de faire est une véritable révolution, car elle pourrait permettre, en cas de succès, d'accroître réellement la part des revenus liés à leurs productions musicales. 

Autre point fort et grosse originalité de BustleMusic, il s’agit d’un service de streaming géolocalisé ! En effet, en s’inscrivant (gratuitement) sur Bustle, les artistes sont amenés à se géolocaliser. Cela permet ensuite à l’auditeur de voyager à travers les continents, à travers les sonorités qu’il affectionne et par conséquent, de faire des découvertes qu’il n’aurait peut-être pas pu faire sur des services plus commerciaux. Pop, reggae, rock et musique du monde, BustleMusic vous emporte aux quatre coins du monde pour le plus grand plaisir de vos oreilles … 

Pré-ouverte depuis le 1er mars la plateforme BustleMusic ne dispose pas pour l’heure d’un grand catalogue d’artistes (environ 200 artistes sont pour l’heure répartis sur les 5 continents). Cependant, c’est en gagnant en visibilité que BustleMusic réussira à grandir et à devenir rentable. En attendant le lancement officiel de l'application dans le courant du mois d’avril, vous pouvez surfer et streamer gratuitement pour découvrir les artistes qui font d’ores et déjà partie de cette nouvelle aventure. Chez The Melting POP on adhère complètement au concept et on espère que ce n’est que le début d’un joli succès. N’attendez plus et essayez ! 

vendredi 10 mars 2017

#ITW : Carré-Court : l’interview découverte

Aujourd’hui sur The Melting POP, on est de retour avec une nouvelle interview inédite. Au programme, entretien avec Carré-Court un jeune duo tout droit venu de Limoges. Après deux excellents singles dont  " I Don’t Care " qu’on vous présentait en janvier dernier, Julie et Émilien sortiront le 14 avril prochain leur premier EP « N°1 ». Nostalgiques de la musique des 60’s, ces deux passionnés ont répondu à nos questions. Influencés et nourris par la musique de Sam Cook, Barbara ou encore Alain Bashung, ils nous racontent l’histoire du groupe, leur premier EP et leurs ambitions ! Lumière !



Comment est né Carré-Court ?

Émilien : Tout a commencé au collège. J’étais guitariste et Julie aimait chanter, donc je lui ai proposé de venir chanter à mes côtés. On a fait quelques essais ensemble, avant de se perdre de vue. Quatre ou cinq ans plus tard, on s’est recroisé par hasard. À l’époque, je jouais dans d’autres groupes et je l’ai invité en studio. On n’avait pas du tout la prétention de monter un groupe, mais en postant un morceau sur le Net, on a remarqué un certain engouement et ça nous a poussés à continuer, à créer ensemble. De fil en aiguille on a décroché quelques dates dont la Fête de la Musique en 2014, c’est là qu’on a créé Carré-Court.  

D’où vous est venue l’idée de ce nom ? 

Émilien : Quand on a commencé à chercher un nom de groupe, on s’est dit : étant donné qu’on chante en anglais se serait intéressant de trouver un nom français, pour dénoter. Puis un jour, je suis tombé sur la pochette de l’album « Nouvelle Vague » avec une nana au carré-court qui fumait une cigarette. J’ai suggéré l’idée à Julie, et elle a directement trouvé ça génial. C’était un petit clin d’œil aux années 60, une période musicale qu’on adore et on est parti là-dessus. 

Quelle sont justement les influences musicales de votre premier EP « N°1 » qui paraîtra le 14 avril prochain ? 

Émilien : En fait, quand on s’est revu, on n’a pas réellement calculé de direction. On a commencé à travailler ensemble puis on s’est rendu compte que les 60’s et la musique garage nous inspiraient beaucoup. Pour ce qui est de l’EP, les sonorités sont variées, car on n’a pas voulu s’enfermer dans un style particulier. On a du slow avec « I Said ». Quelque chose de plus swing sur « Baby You Don’t Mind ». Notre dernier single « I don’t Care » est un peu plus sombre, tandis que « When Somebody Says » est dans une veine soul. Il y a une volonté de notre part de proposer des sonorités différentes. On est sur un premier projet de quatre titres, donc c’est important de mélanger les univers qu’on aime. 

Comment se passe le moment de la création dans votre groupe ? 

Émilien : Julie est auteure et moi je compose. La plupart du temps, on part d’une de mes compos que je propose à Julie. Si le morceau nous inspire, on commence à travailler. Pour le moment, on a toujours tout fait ensemble 

Comment on se prépare à la sortie d’un premier EP ? 

Julie : En fait, notre EP est paru depuis le mois d’octobre, mais la boîte qui nous soutenait nous a plantés donc ça ne nous a pas permis de proposer notre projet au niveau national. Maintenant, on arrive, mais on n’a pas vraiment d’appréhension.

Émilien : On le vit très bien, on attend un peu de voir les critiques, la réception. On espère que le public va aimer. On a essayé de faire du mieux possible, on est fier de notre travail, mais on planche déjà sur la suite. 

C’est quoi la suite pour Carré-Court ? 

Émilien : On pense déjà à l’album. On a déjà quelques titres, mais on suit les mêmes règles que pour l’EP, on prend notre temps et on essaye de bien construire nos morceaux. On a envie de tester de nouvelles choses, de prendre du plaisir. On aime les sons bruts, ceux qui sont vivants, que tu peux jouer en live. 

Julie : On aime la sincérité, la rencontre avec le public. C’est toujours un plaisir de se rendre compte que l’on est suivi par des gens. Notre ambition, c’est la scène. On veut raconter des histoires, toucher le public, c’est ce qu’on a voulu faire avec « I don’t Care », qui est une histoire d’amour qui peut parler au public. J’aime les écritures simples et compréhensibles. 

Pourquoi chanter en anglais si tu veux toucher le public ? 

Julie : On s’est déjà posé la question d’écrire et de chanter en français, mais c’est un processus plus long. On veut faire les choses comme il faut. On a un peu de mal avec les productions françaises actuelles, mais on n’exclut pas d’y arriver un jour. 

Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour la suite ?

Émilien : proposer un bon album et faire plus de scène ! 



lundi 6 mars 2017

#Retour : Elyar (Fox) retente sa chance avec "Beautiful Human"

En 2014, un petit nouveau débarquait sur la scène POP anglaise avec « Do It All Over Again ». Derrière ce premier single aux sonorités électro-pop, se cachait Elyar Fox un jeune artiste d’à peine 20 ans qui avait auparavant fait ses preuves sur YouTube en postant des reprises de Justin Bieber ou encore Katy Perry. Suivi par des milliers de fans, le chanteur avait signé en 2012 un contrat d’enregistrement avec le label Polydor (The Saturdays, Lawson, …). Malheureusement, malgré un TOP 5 dans les charts anglais et une popularité grandissante dans de nombreux pays européens, l’artiste anglo-azerbaïdjanais n’a pas réussi à s’imposer. Aujourd’hui, après quelques mois de silence radio, l’interprète de « Good Friends » tente un retour sur le devant de la scène et en vous en parle sur The Melting POP.



Qu’importe le domaine de prédilection, passer de star du web à des productions originales n’est pas chose aisée. Si tout le monde a en tête la « Success-Story » Justin Bieber, il fait partie d’une infime minorité et le nombre de contre-exemples à ce succès phénoménal est relativement conséquent. Parmi eux, le jeune Elyar Fox a fait les frais de cette transition difficile. Signé chez Polydor UK en 2012 pour l’enregistrement d’un premier album, le musicien n’a jamais eu l’occasion de présenter sa galette au public. Pour cause, malgré des démarrages encourageants, les deux singles du chanteur « Do It All Over Again » (TOP 5) et « Billion Girls » (TOP 11) n’ont pas réussi à se maintenir dans les charts anglais et son premier EP « Acoustic » n’est même pas parvenu à intégrer le TOP 100. Refroidi par ce tiède accueil, le label de l’artiste a mis l’enregistrement et la sortie de l’opus entre parenthèses avant d’abandonner définitivement le projet qui devait contenir des pistes enregistrer avec les producteurs de Britney Spears ou encore One Direction

Suite à cet échec, l’ex-star du web s’est, durant de longs mois fait discret sur les réseaux sociaux. Cependant, en ce début d’année 2017, il prouve à ses fans qu’il n’a pas baissé les bras et revient sur le devant de la scène avec un tout nouveau single. Entouré de son frère en charge de la production, celui qu’il faudra désormais appeler tout simplement Elyar propose un son plus mature sur le single « Beautiful Human » paru le 3 mars dernier. Sur un beat R&B ensoleillé, le jeune homme chante la beauté de son âme, et explique sur le blog musical Pigeonsandplaces : « J’ai écrit cette chanson après une rupture difficile, lorsqu’on a peur de détruire quelque chose.  Les paroles de ce titre sont destinées à moi-même plus qu’à n’importe qui d’autre ». 

Désormais auteur et compositeur de ces propres morceaux, Elyar devrait sortir dans le courant de l’année un nouvel EP auto-produit. En attendant d’en savoir plus sur ce projet, on vous laisse découvrir son nouveau single disponible sur les plateformes de streaming et de téléchargements ! 

dimanche 5 mars 2017

#POPCulture : Daria, 20 ans et toujours aussi iconique

En mars 1997, Daria Morgendorffer un personnage secondaire de « Beavis and Butt-Head », se voyait offrir son propre show animé par la chaîne MTV. Avec pour tête d’affiche une héroïne post-moderne et antipathique, "Daria" va durant 5 saisons pasticher l’Amérique, en mettant en scène une galerie de personnages incarnant tous les clichés de la société contemporaine. Avec pour toile de fond un humour noir impétueux, la série va au cours de ses 65 épisodes, explorer et traiter de nombreux faits de société. Devenue au fil des années, l’une des séries les plus emblématiques de sa génération, « Daria » est également devenue un personnage notable de la POP-culture. À l’occasion de son vingtième anniversaire, The Melting POP s’est penché sur une série qui n’a pas perdu de son mordant et on vous explique pourquoi !



Comme on l’a déjà dit, « Daria » fête ses 20 ans. Cependant, contrairement à « South Park » ou aux « Simpson » la série n’a pas perduré sur les écrans de télévision. De fait, après les années lycée des élèves de Lawndale, la créatrice Susie Lewis Lynn a décidé de mettre un terme à la série afin de ne pas sombrer dans les redondances. Icône de toute une génération de pessimistes, Daria est, 15 ans après son dernier épisode inédit, l’un des personnages les plus célèbres de la télévision américaine. Cette popularité qui persiste encore aujourd’hui, à l’heure des mèmes et des réseaux sociaux, se fonde sur deux éléments caractéristiques de la série : une héroïne anti-héros et un ton caustique impitoyable.

Morose et incomprise, Daria est une adolescente solitaire, un brin trop douée pour le milieu dans lequel elle vit. Sans pitié envers les membres de sa famille et ses camarades de classe, ce personnage misanthrope était bien avant l’ignoble Dr. House, une figure anticonformiste du petit écran. Au travers des traits de caractère singuliers de son héroïne, la série va aborder avec un humour corrosif, mais jamais vulgaire, des sujets de sociétés qui, aujourd’hui encore sont au cœur du débat. Racisme, sexisme, "Daria" tape dans le mille en se moquant ouvertement des personnages qui font son succès et qui sont le reflet de la société américaine (Quinn l’ado insupportable, Brittany la pom-pom girl, Kevin le joueur de football…). Cependant, le show renverse la tendance en incluant des personnages beaucoup plus paradoxaux (Daria, Jane, Jodie, …) qui vont faire l’essence et le caractère atypique de la série.

Produite par MTV qui rappelons-le, est surtout connue pour avoir diffusée une quantité astronomique d’absurdités, "Daria" faisait office à la fin des années 90’s, de véritable ovni à la télévision américaine. Ouvertement féministe et engagée en faveur de la diversité, la série de Susie Lewis Lynn parodiait avec un discernement sans égal, l’Amérique qui n’a de puritaine que l’expression. Vingt ans après son lancement, en pleine gouvernance de Donald Trump, "Daria" reste plus que jamais une série dont la lecture doit pousser à réfléchir.

Derrière son blazer vert et ses grosses lunettes rondes, l’adolescente sarcastique s’est muée au fil des années en icône de la POP-culture cultivée et on parie que ce n’est pas près de s’arrêter !


vendredi 3 mars 2017

#Critique : J.Sutta se dévoile timidement sur "I Say Yes"

Sept ans, c’est ce qu’il aura fallu à Jessica Sutta pour sortir son premier album. En effet, en ce 3 mars 2017, l’ex Pussycat-Dolls lève le voile sur « I Say Yes ». Virée du groupe qui l’a fait connaître à la suite d’une blessure, l’artiste de 34 ans, n’a pourtant pas attendu très longtemps avant de se lancer dans des projets solos. De fait, dès 2011 elle proposait « I Wanna Be Bad » un premier single POP qui annonçait la sortie de l’album « Sutta POP », un projet avorté après quelques bons singles (Show Me, Lights Out, ...) et deux ans de report incessant. Malgré cette déception, l’artiste est très vite retombée sur ses pattes en annonçant en 2014 la sortie de l’album « Feline Ressurection », un projet résolument plus électronique annoncé par le single « Candy ». Hélas, une fois encore les multiples retards ont poussé Jessica à revoir sa copie. Soutenue par une petite communauté de fans sur les réseaux sociaux, l’ex-Pin-Up Doll a néanmoins balancé son opus en téléchargement gratuit dans le courant de l’année 2016, tout en annonçant l’arrivée du projet « I Say Yes ». Quelques mois plus tard, plus aucun doute, l’album est bel est bien dans les bacs et The Melting POP l’a déjà écouté pour vous, découvrez notre critique !



Distribué par Premier League Music un petit label américain indépendant, « I Say Yes » est, selon la chanteuse, un cri de guerre, une réponse à ceux qui lui ont fermé des portes durant toutes ces années. Virée sans vergogne du groupe qui l’a fait connaître, puis balancée d’un label à l’autre, l’artiste qui ne semble jamais avoir baissé les bras tente donc avec cet opus de prendre sa revanche. Entourée d’une poignée de producteurs habitués à travailler avec les plus grandes pointures de la POP (Béyoncé, David Guetta, Madonna…), celle qui se fait désormais appeler J.Sutta propose donc une première galette composée de 15 titres électro-dance. 

Ainsi, sur ce premier album, Jessica oublie la POP percutante des Pussycat-Dolls et de ces premiers morceaux solos, pour s’enfermer dans ce qui lui a le mieux réussi jusqu’à présent, les sonorités électroniques. Forte du succès viral de son single « Forever » qui cumule deux millions de vues sur YouTube et de son numéro un dans les charts dance américains avec « Distortion », l’artiste multiplie les rythmes synthétiques et répétitifs au risque de parfois lasser l’auditeur. Manquant cruellement de lâcher prise « I Say Yes » est un album diesel qui peinent à captiver sur la longueur. Certes, on ressent l’envie de l’artiste et de son équipe de proposer un son lumineux et homogène, mais le manque de dynamisme des pistes rend l’écoute de l’opus un brin ennuyante. Loin d’être un mauvais album, « I Say Yes » aurait sans doute gagné à être raccourci et légèrement plus diversifié. De fait, en retirant les pistes inutilement surproduites (Special, Can’t Take No More, Feel Nothing, Feeling Like Making Love, …) et en resserrant quelques boulons, ce premier album aurait pu, s’inscrire dans la lignée des gros succès électroniques du moment. 

Parfois tout aussi ensoleillé que les productions de DJ Snake (Shame, Forever), parfois empreint de sensualité (Distortion) et parfois surprenant (Willing To Beg, When A Boy Loves a Girl), « I Say Yes » est malgré ses défauts, bourré de bonnes intentions. Malheureusement, il peine à séduire dans sa globalité et ne permettra pas à l’artiste qui le porte de se démarquer de ses consœurs Nicole Scherzinger et Ashley Roberts, qui ont elles aussi, avec leur opus respectif, rencontré quelques difficultés à s’imposer en solo...  Et si on reformait les Pussycat Dolls ? 





jeudi 2 mars 2017

La récap’POP de mars (partie 1)

Le mois de mars s’installe doucement. On aimerait tous que le printemps se pointe au plus vite et en attendant, sur The Melting POP, rien ne change puisqu’on vous propose aujourd’hui une nouvelle récap’POP pour alimenter vos petites playlists favorites. 

RALPH « Tease » l’arrivée de son premier EP 

Dans la catégorie habituée du blog, on demande RALPH, cette jeune artiste canadienne qu’on vous a déjà fait découvrir au travers de ses titres « Cold To The Touch » et « Something More ». De son vrai nom Raffa Weyman celle qui a décidé de s’enticher d’un pseudo masculin pour dénoncer le sexisme des maisons de disque est de retour avec un nouveau single annonciateur d’un premier EP à paraître le 3 mars. 

Intitulée « Tease » ce nouveau morceau aux sonorités 80’s s’inscrit dans la lignée des précédentes productions de l’artiste. Pour la première fois accompagné d’un clip, le titre de Ralph est à découvrir dès maintenant sur le blog. C’est frais, c’est rétro, on adhère !




Le groupe belge SX à la conquête des États-Unis avec « Vision » 

Après vous avoir présenté Tamino le mois dernier, The Melting POP continue sur sa lancée en vous parlant de SX, un duo belge originaire de Courtrai. SX, c’est l’association de Stéphanie Callebaut et Benjamin Desmet. Fondé en 2009, le duo s’est bâti une solide réputation au nord du plat pays grâce à leur premier album « Arche » paru en 2012, puis avec « Alphabet » paru l’an dernier.

Si on vous parle du tandem aujourd’hui, c’est parce qu’il s’apprête à partir à la conquête des États-Unis. En effet, le 3 mars prochain Stéphanie et Benjamin sortiront « Alphabet » sur le sol américain. A cette occasion, ils ont dévoilé la vidéo de leur titre « Vision », une pépite indie-pop appuyée par la chaleur d’une chorale parisienne. Nombreux sont ceux qui se sont brûlés les ailes en voulant vivre le rêve américain, mais on croit en nos petits belges et en leur message fédérateur ! 



Emma Lauran vous en offre un peu plus sur « Little Too Much » 

Depuis plus de 4 ans, Emma Lauran propose aux internautes de la suivre sur YouTube ou elle poste ponctuellement des covers d’artistes divers et variés (Rihanna, Bruno Mars, Norah Jones, …). Cependant, en ce début d’année, elle semble avoir décidé de passer à la vitesse supérieure en proposant « Little Too Much » un premier single qui ne devrait pas vous laisser indifférent.

Inspirée par la musique de Jessie Ware ou encore Skylar Grey, la jeune artiste propose une piste aussi douce qu’accrocheuse. Originaire du sud de l’Angleterre, Emma Lauran s’est récemment installée à Londres avec pour objectif de faire entendre sa voix et son talent. On ne sait pas pour vous, mais chez nous on pense qu’elle est sur la bonne voie ! 



Rhys accélère la cadence avec « Last Dance » 

En 2016, Rhys débarquait sur le devant de la scène avec « Swallow Your Pride » une ballade émouvante. Quelques mois plus tard, cette jeune Américano-Suédoise est de retour avec « Last Dance » un nouveau single beaucoup plus punchy. Prête à en découvre, elle risque bien de faire trembler les ondes. 

Écrit par Jörgen Elofsson a qui l’on doit notamment « Crazy » de Britney Spears et « Stronger » de Kelly Clarkson, « Last Dance » est une piste chaude et dansante sur laquelle l’artiste chante qu'elle veut s’offrir une dernière chance. Vu le potentiel du single, on pari que ce n’est pas la dernière fois qu’on vous parlera de Rhys, soyez-en sur ! 

mercredi 1 mars 2017

Blogger #1 : le meilleur du pire des propositions de collaboration

Souvenez-vous, le mois dernier, je partageais avec vous un article plus personnel en vous annonçant qu’un individu se faisait passer pour moi et utilisait mon image sur des sites de rencontres. Bien que n’ayant toujours pas eu le fin mot de cette histoire, ce(tte) petit(e) con(ne), m’a néanmoins donné une idée. En effet, grâce à cette personne, j’ai eu l’idée de vous proposer chaque mois un article relatif à ce que peut vivre au quotidien un blogueur. Pour ce premier numéro, on s’attaque aux collaborations. 



Quand on est blogueur, les collaborations c’est la base pour élargir son audience et appuyer sa notoriété. Plus votre blog grandit, plus les demandes de partenariats deviennent nombreuses, et il est essentiel de bien choisir ses « contrats » afin d’asseoir votre crédibilité tout en pérennisant votre renommée. La liste de vos collaborations, c’est un peu le curriculum vitae de votre blog et si un jour , vous souhaitez vous-même démarcher une marque ou un annonceur, il vaut mieux avoir était sérieux et cohérent dans les choix que vous avez faits préalablement. Qui plus est, pour respecter ceux qui vous lisent, il est important de faire des choix honnêtes en corrélation avec vos goûts, tout en affichant une certaine transparence dans le contenu de votre texte afin de ne pas donner l’impression à votre audience que vous êtes devenu un sponsor ambulant. Après cette vague de petits conseils, j’entre dans le vif du sujet en vous parlant des trois propositions de collaboration que j’ai préféré décliner. Vous allez voir, il y en a pour tous les goûts ! 

  • L’enregistrement d’un single 


Non, vous ne rêvez pas, et j’ai été aussi étonné que vous lorsqu’en octobre dernier, une maison de disque londonienne indépendante m’a envoyé un mail pour me proposer d’enregistrer un single en qualité MP3 ! (c’est mot pour mot la traduction française de leur mail). Alors certes, j’adore chanter sous la douche, dans ma chambre ou parfois même dans la rue, mais je doute fortement que mes capacités vocales soient à la hauteur de l’exercice. Certains de mes amis m’ont déjà dit que je chantais plutôt juste, mais vous vous souvenez les casseroles à la Nouvelle Star ? Et bien eux aussi ont leur disait pareil et ils ont fini dans le zapping ! 

  • Sponsoriser une compagnie de taxis 


Lorsqu’on poste presque tous les jours sur Instagram, il n’est pas rare de recevoir des demandes de messages. Si certains sont là pour vous complimenter, d’autres tentent de vous draguer et d’autres vous envoient des demandes de collaboration en tous genres ! Parmi celles-ci, je me souviens encore d’une compagnie de taxi qui m’avait proposé de faire la promo de leur marque sur mon compte. J’aurais pu dire oui, si c’était un beau taxi jaune, conduit par un beau New-Yorkais. Hélas, aucune des deux conditions n’était remplie !

  • Promouvoir des artistes au talent douteux 


À la base des bases, la musique c’est mon domaine et devenir chroniqueur ou critique musical mon ambition première. Pour cette raison, la musique tient une place très importante sur The Melting POP. Au fur et à mesure de mes partages, j’ai réussi à me créer un véritable petit carnet d’adresses, et il n’est pas rare, aujourd’hui, que je vous fasse découvrir des artistes qu’on m’a proposé de promouvoir. Bien évidemment, ces artistes n’ont de place sur le blog, que s’ils me touchent ou si je reconnais qu’ils ont un talent indéniable. Pour les autres, du chanteur sataniste, en passant par la voix de crécelle, la sexagénaire momifiée ou encore le candidat de télé-crochet sur le retour, je suis fortement obligé de décliner. Non pas que je me considère comme supérieur, mais dans la mesure où je ne suis pas encore un critique renommé, je me vois mal écrire des chroniques virulentes envers des personnes qui sont souvent passionnées. Certes la critique est constructive, mais bon, laissons les bad buzz aux chroniqueurs de Laurent Ruquier

Étant donné que j’ai un peu traîné en longueur, je m’arrête là, j’aurais pu continuer en parlant de l’émission de radio dont même le producteur ne connaissait pas le contenu. Du pseudo livre d’une étudiante ou encore de l’exposition parisienne avec trois photos dedans, mais arrêtons-nous là. Si vous aussi vous avez aussi reçu des propositions bizarres, partagez-les-moi en commentaire et n’hésitez pas à laisser vos suggestions pour un prochain article #Blogger ! A bientôt sur The Melting POP !